Reçu en audience le 14 juillet par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), Christian Magni, a fait le point sur l’état d’avancement du programme de modernisation et de sécurisation de la voie ferrée. Lancés en 2021, les travaux affichent, selon l’entreprise, un mois d’avance sur les objectifs fixés pour le premier semestre.

Des ouvriers sur le chantier de la modernisation Transgabonais. © D.R.

 

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu, mardi 14 juillet, avec le directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), Christian Magni. Au cœur des échanges : l’évolution du vaste programme de modernisation et de sécurisation de la ligne ferroviaire nationale ainsi que les modalités de financement de sa deuxième phase, mise en œuvre dans le cadre des conventions conclues entre l’État gabonais et l’entreprise.

Selon le compte rendu de la présidence, le chef de l’État a souhaité disposer d’une évaluation détaillée des avancées enregistrées, des difficultés rencontrées sur le terrain et des mesures envisagées pour éviter tout ralentissement du projet.

Des travaux engagés depuis 2021

Face au président de la République, Christian Magni a dressé un bilan qu’il a qualifié d’encourageant. Pour cause, à ce jour, 424 kilomètres de voie ferrée ont été renouvelés grâce à l’installation de traverses en béton, tandis que 180 kilomètres de rails ont déjà été remplacés depuis le lancement des travaux, en 2021.

L’usine de Booué, chargée de la fabrication des traverses, a pour sa part produit près de 700 000 unités sur un objectif global fixé à 1,1 million. Un niveau de production qui, selon la présidence, illustre la montée en puissance des capacités industrielles mobilisées pour accompagner la modernisation du Transgabonais.

«Le Directeur général de la Setrag a rassuré le Chef de l’État quant au rythme d’exécution des travaux, qui affiche actuellement un mois d’avance sur les objectifs fixés pour le premier semestre», indique le communiqué de la présidence.

Un projet stratégique pour l’économie nationale

Au Gabon, la modernisation de la voie ferrée s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à renforcer les infrastructures de transport et à soutenir la diversification économique du pays. Long de plus de 600 kilomètres, le Transgabonais constitue en effet un axe logistique majeur pour l’acheminement des productions minières, forestières et agricoles vers les principaux centres économiques du pays et les installations portuaires.

Pour l’exécutif, l’amélioration du réseau ferroviaire doit permettre de réduire les coûts de transport, d’accroître la compétitivité des entreprises et de favoriser les échanges commerciaux, tout en contribuant au désenclavement de plusieurs provinces.

À travers le suivi régulier de ce chantier, Brice Clotaire Oligui Nguema entend faire des infrastructures de transport «un pilier de la souveraineté économique du Gabon et un moteur de la prospérité nationale au bénéfice des Gabonais», souligne la présidence de la République.

 
GR
 

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