Le secteur des transports a démarré l’année sur une dynamique favorable. Ce qui confirme son rôle dans le soutien à l’activité économique nationale. Selon la Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), relevant du ministère de l’Économie, des Finances et des Participations, l’indice d’activité du secteur s’est apprécié de 8,5 % au premier trimestre, porté par les performances conjuguées du transport aérien et du fret ferroviaire. 

La hausse globale de 8,5 % sur le trimestre et de 13,9 % sur un an témoigne d’une activité mieux orientée. © D.R.

 

Au premier trimestre 2026, le secteur des transports a retrouvé des couleurs avec un indice d’activité en hausse de 8,5% par rapport au trimestre précédent, selon la Note de conjoncture sectorielle publiée par la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF) du ministère de l’Économie, des Finances et des Participations. Cette performance, qui s’inscrit dans un contexte économique global contrasté, repose sur la contribution conjointe du transport aérien (+0,2%) et surtout du fret ferroviaire (+11,4%) ; ce dernier rompant avec deux trimestres de contraction.

Amélioration simultanée des principaux leviers de mobilité… 

Sur un an, la progression apparaît encore plus robuste, avec une hausse de 13,9 %. «Le transport est porté par les deux segments», souligne la Note, qui met ainsi en évidence une amélioration simultanée des principaux leviers de mobilité des personnes et d’acheminement des marchandises. Dans le transport aérien, en effet, la progression reste certes modeste, mais elle marque un redressement après une période de faible activité. L’indice du transport de passagers a augmenté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, sous l’effet notamment d’un rattrapage de l’activité après les faibles déplacements enregistrés au trimestre antérieur. 

En glissement annuel, le secteur affiche une croissance plus significative de 1,5 %. Cette évolution est notamment soutenue par «une augmentation de la flotte et l’ouverture de nouvelles lignes domestiques». Deux facteurs qui contribuent à renforcer la desserte aérienne intérieure et à élargir les possibilités de déplacement entre les différentes régions du pays.

La restauration progressive des capacités du réseau ferroviaire favorise la fluidité des échanges

La performance la plus marquante provient toutefois du transport ferroviaire, avec une reprise nette du fret après deux trimestres consécutifs de contraction. Le volume des marchandises acheminées par rail a progressé de 11,4 % au premier trimestre. Cette amélioration est attribuée à de meilleures conditions d’exploitation du réseau, notamment grâce à la mise en œuvre du Programme de remise à niveau (PRN). Pour une économie fortement dépendante du transport des matières premières et des marchandises, ce rebond constitue un signal important. La restauration progressive des capacités du réseau ferroviaire favorise la fluidité des échanges et contribue à sécuriser l’acheminement des produits, avec des effets potentiels sur l’ensemble de la chaîne logistique.

Au total, les chiffres de la DGEPF traduisent un début d’année encourageant pour les transports gabonais, même si les rythmes de progression restent différents selon les segments. La hausse globale de 8,5 % sur le trimestre et de 13,9 % sur un an témoigne d’une activité mieux orientée, soutenue à la fois par le regain du fret ferroviaire et par la consolidation progressive du transport aérien. Le premier trimestre 2026 apparaît ainsi comme une séquence de reprise, dont la consolidation dépendra de la poursuite des investissements et des efforts de remise à niveau engagés dans les différents modes de transport.

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment