UDB : un an après sa création, le parti présidentiel resserre ses rangs dans la Nyanga
Un an après sa création officielle, l’Union démocratique des bâtisseurs poursuit, à travers le pays, la célébration différée de sa fondation. Moabi, dans la Nyanga, en a accueilli une nouvelle étape le week-end dernier, en présence du Dr Séraphin Moundounga, Conseiller stratégique national du Président fondateur. L’occasion, pour les cadres locaux, de dresser un premier bilan de l’implantation du parti dans le département de la Douigny.

Le Dr Séraphin Moundounga (au centre), entouré des cadres de l’UDB, lors de la cérémonie d’installation des délégations de quartiers et villages, à Moabi. © Patrick Ceyrano
Une prière, des chants, puis un silence recueilli avant les prises de parole : c’est par ce cérémonial que Moabi a vécu, à son tour, cette célébration différée de la naissance de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), avec un an de retard mais sans rien perdre de sa ferveur. Chef-lieu du département de la Douigny, la localité a vu affluer, le week-end dernier, militants, cadres et autorités religieuses venus des quartiers environnants pour donner à l’événement une ampleur à la mesure de l’ambition affichée par le parti.
Fondée le 5 juin 2025 à l’issue d’une assemblée générale constitutive, l’UDB s’est imposée dès ses premiers mois comme le parti du chef de l’État, son fondateur. L’afflux de militants venus d’autres formations, désireux de vivre une nouvelle expérience politique, a nourri chez ses cadres l’ambition d’en faire le creuset de l’intelligentsia politique gabonaise, une ambition que la mobilisation observée à Moabi est venue conforter.
Une ferveur communautaire entre foi et politique
Ce qui a frappé les observateurs présents dans la salle polyvalente de la ville, ce n’est pas tant l’affluence que la nature de ceux qui la composaient. Prêtres catholiques, pasteurs d’églises de réveil et responsable musulman se sont côtoyés au premier rang, dans une convergence rare qui a donné à la cérémonie des allures de rassemblement œcuménique autant que politique. Leur présence, loin d’être protocolaire, a ouvert la voie à une prière qui a scellé, dès les premières minutes, la tonalité spirituelle de la rencontre.
C’est à eux que le Dr Séraphin Moundounga a choisi de s’adresser en premier lieu, saluant le sacrifice de ceux ayant fait le choix de se consacrer à la diffusion de la parole divine. Convoquant les figures de Jésus-Christ et de Mahomet, envoyés à six cents ans d’intervalle et pourtant confrontés, l’un comme l’autre, à l’incompréhension de leurs contemporains, il a livré une réflexion sur la difficulté, de tout temps, à faire accepter la lumière : «L’être humain, c’est la chose la plus difficile à gérer, parce que même lorsqu’on veut lui apporter de la lumière, il peut me dire :vous ne m’apportez pas de la lumière, vous êtes en train de m’éblouir.»
Un maillage local en construction
Derrière la dimension spirituelle de la rencontre, c’est aussi un exercice d’inventaire auquel se sont livrés les cadres locaux. Une quinzaine de délégations ont ainsi été installées à Moabi, représentant les neuf quartiers que compte la ville, preuve d’un maillage territorial que les responsables entendent désormais consolider et faire fructifier dans les mois à venir.
S’adressant directement aux responsables nouvellement installés, le Dr Moundounga a filé la métaphore fluviale pour illustrer l’importance du conseil et de l’accompagnement dans l’exercice de leurs nouvelles fonctions : «L’être humain, c’est comme une rivière, un cours d’eau. Si son cours devient tortueux, c’est qu’il n’y avait pas d’éclaireur pour lui montrer le chemin à emprunter.» Une invitation, pour les cadres fraîchement promus, à ne jamais négliger l’écoute des hommes de Dieu placés désormais à leurs côtés : «Le conseil n’est qu’un conseil, ce n’est pas une instruction. Chacun est libre, face à sa conscience, de le suivre ou de ne pas le suivre.»
Le Conseiller stratégique national n’a toutefois pas manqué de rappeler le poids de la responsabilité qui accompagne toute installation à la tête d’une délégation locale, ayant averti que chaque prise de parole publique engagerait désormais l’image du parti tout entier : «Vous avez la charge, à chaque fois que vous allez ouvrir la bouche pour parler, de parler au nom de l’Union démocratique des bâtisseurs. Et à chaque fois que vous allez vous fâcher, votre colère sera interprétée comme étant la colère de l’Union démocratique des bâtisseurs.»
Pour le Conseiller stratégique national, si l’UDB peut être regardée aujourd’hui comme un parti porteur de lumière, c’est en la maintenant vive que le Gabon pourra assurément, dans un avenir certain, rayonner davantage. Il a conclu son intervention par une consigne claire adressée aux cadres locaux : porter haut, et sans relâche, le flambeau de l’UDB.
Patrick Ceyrano















1 Commentaire
Qui paie ce voyage pour que se la coule douce dans la Nyanga l’Union Des Bouffeurs dans un pays sans routes,électricité et eau?
Et notre Cher Président me rappelle en tout feue Omar Bongo. Rien n’est de sa faute sinon de ses collaborateurs qu’ils humilient devant les bétas de Facebook et TIC Tock, raison pour laquelle Akoma Mba n’est plus sur ces réseaux, surtout après le spectable de Minvoul.
Ecouter autant de bêtises dans un pays sans routes, eau, électricité, pour ne citer que ses besoins élémentaires.
Même les Incas avaient un systéme hydraulique décent entre 1200 et 1492
Voyager autant, à quoi bon lorsqu’on déclare liquider les Rappels de Solde et au final, du goudan goudan pour à rien. Le professeur Ondo Ossa a raison.
Akoma Mba constate. Trois ans après, allons-nous vers l’essor vers la félicité ou vers l’obscurité?
Et pourtant Akoma Mba y avait cru mais Le Libérateur s’est entouré des mêmes de la bande aux Bongo.
Sans routes, eau et électricité, aucun développement n’est possible, mais comme disent les autres « plus naïf qu’un gabonais tu meurs ».
2 pour cent de la population gabonaise se partagent les richesses du Gabon dans un pays riche de moins d’un million et demi d’habitants.
Il faut vraiment être nul pour que cette situation perdure au jour le jour.