UNCOPS : à New York, le Gabon défend le renseignement en temps réel
Partage du renseignement en temps réel, appui policier onusien plus agile : le Gabon est arrivé au 5e Sommet des chefs de police des Nations unies (UNCOPS), les 7 et 8 juillet à New York, avec des propositions concrètes. Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, et le commandant en chef des Forces de police nationale, le général de corps d’armée Serge Hervé Ngoma, y ont plaidé pour une sécurité collective à la hauteur des menaces transnationales.

Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba (à droite) et les autres membres de la délégation gabonaise. © D.R.
À l’occasion de cette rencontre de haut niveau, le Gabon a réaffirmé son attachement à une sécurité collective fondée sur la coopération internationale. Le sommet a réuni des ministres, des directeurs généraux de police et des responsables d’organisations policières du monde entier afin de réfléchir aux moyens de renforcer la paix, la sécurité et le développement à travers une meilleure synergie entre les polices nationales et la Police des Nations unies (UNPOL).
Représentant le président de la République, Adrien Nguema Mba, accompagné du général de corps d’armée Serge Hervé Ngoma, y a porté la voix du Gabon en faveur d’une réponse concertée aux défis sécuritaires qui dépassent désormais les frontières nationales. Cette participation s’inscrit dans la continuité des engagements multilatéraux auxquels Libreville contribue, à l’exemple d’Interpol, de l’ONUDC ou du projet Cemac-Interpol pour la sécurisation des frontières.
«Renforcer la collecte conjointe de données et le partage des renseignements en temps réel»
Le partage d’informations plus rapide et la collecte conjointe des données ont figuré parmi les points portés par la partie gabonaise. Pour Adrien Nguema Mba, il faut «renforcer la collecte conjointe de données et le partage des renseignements en temps réel afin de mieux répondre aux défis liés au crime organisé, au terrorisme et aux autres menaces transnationales».
Le constat qui fonde ce plaidoyer est simple : les réseaux criminels et terroristes échappent aux frontières. La capacité à anticiper, coordonner et agir dépend donc désormais d’une circulation fluide et sécurisée du renseignement entre services nationaux et partenaires internationaux.
Pour «un modèle d’appui policier plus agile»
Les discussions du sommet ont également porté sur l’évolution de la Police des Nations unies et sur la manière d’en faire un instrument d’appui adapté aux réalités nationales. Le Gabon a plaidé pour «un modèle d’appui policier plus agile, spécialisé et adapté aux réalités de chaque État, en privilégiant des partenariats solides avec les institutions nationales». L’enjeu : améliorer la performance et la spécialisation des missions de police onusiennes tout en veillant à ce que les retours d’expérience et les compétences acquises profitent directement aux forces nationales, au renforcement des capacités et à la protection des populations.
Ce sommet a ainsi offert au Gabon l’occasion de traduire en propositions concrètes son ambition de faire de la coopération policière un pilier de la sécurité mondiale. Entre la promotion d’un échange de renseignements en temps réel, la participation active aux systèmes sécurisés tels qu’I-24/7 d’Interpol et la signature d’accords avec l’ONUDC et l’Organisation mondiale des douanes, Libreville confirme son intention d’inscrire son action dans une dynamique partenariale et opérationnelle.
















0 commentaire
Be the first one to leave a comment.