Vacations dans l’Enseignement supérieur : plus d’un milliard de FCFA d’écart révélé par l’audit, le gouvernement saisit la justice
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgard Mombo, a présenté, ce lundi 13 juillet 2026, les conclusions de l’audit des vacations dans les établissements publics d’enseignement supérieur. Si le gouvernement assure que les paiements vont se poursuivre, il annonce également la transmission du rapport à la justice afin d’établir les responsabilités sur les irrégularités constatées.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgard Mombo, face à la presse, le 13 juillet 2026. © GabonReview
Le gouvernement entend mettre de l’ordre dans le paiement des vacations au sein des établissements publics d’enseignement supérieur. Au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 13 juillet 2026 à Libreville, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Charles Edgard Mombo, a dévoilé les conclusions de l’audit réalisé par le ministère de l’Économie et des Finances, conformément aux instructions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. «Désormais, aucune vacation ne devra être payée sans qu’elle ne soit auditée», a-t-il rappelé, en référence aux orientations données par le chef de l’État.
Selon les résultats de cet audit, la dette déclarée par les douze établissements publics d’enseignement supérieur s’élevait à 3,488 milliards de FCFA. Après vérification, seuls 2,428 milliards de FCFA ont été jugés conformes et devront être liquidés, soit un écart de plus d’un milliard de FCFA. «Il y a quand même lieu de s’interroger», a estimé le ministre, précisant que l’audit avait permis de vérifier les bénéficiaires, les volumes horaires réellement effectués ainsi que la conformité des taux appliqués à près de 5 700 enseignants-chercheurs et personnels concernés.
S’agissant de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM), dont les enseignants observent actuellement un mouvement de grève, le membre du gouvernement a assuré que le processus de paiement est déjà engagé. Il a annoncé qu’une première enveloppe de plus de 700 millions de FCFA a été mise à disposition par le Trésor sur une dette globale de 1,206 milliard de FCFA. «Le gouvernement tient à rassurer les collègues de l’USTM qu’ils rentreront dans leur plein droit», a-t-il déclaré, tout en appelant les enseignants à reprendre les cours afin de ne pas compromettre l’année académique.
Mettre fin aux disparités observées entre les établissements
Au-delà du règlement des arriérés, l’exécutif entend désormais situer les responsabilités. Le rapport d’audit sera transmis au ministère de la Justice pour les suites judiciaires éventuelles. «Ceux qui auront joué avec les vacations répondront naturellement devant qui de droit», a averti le Pr Charles Edgard Mombo. Parallèlement, le gouvernement poursuit la révision du décret du 7 mars 2023 relatif aux obligations de service des enseignants-chercheurs, afin d’harmoniser les taux horaires et de mettre fin aux disparités observées entre les établissements.
Le membre du gouvernement a réaffirmé la volonté des autorités de restaurer la crédibilité de l’enseignement supérieur gabonais à travers une gestion plus rigoureuse des ressources publiques. «Une vacation est une heure due. L’État paie toujours les vacations», a-t-il insisté, avant d’inviter les enseignants-chercheurs à faire preuve d’exemplarité et à accompagner les réformes engagées. «Nous avons le devoir d’exemplarité», a-t-il conclu.















1 Commentaire
Il était plus que temps d’ouvrir ce dossier misérablement sulfureux. Et paraphrasant Omar on retiendra que Dieu ne nous a pas demandé de faire du Gabon ce que nous sommes en train de lui faire subir, il nous regarde, en tous les cas il va sévir en son temps… et ce temps est sans doute arrivé.
Car, quelle que soit la langueur de la nuit, le jour finit par poindre…M’enfin quel est ce pays où tout n’est que vacation… les fonctionnaires perçoivent bel et bien régulièrement leurs émoluments d’une façon générale, mais s’époumonent à s’offrir des perdiems et autres vacations cousus de fil blanc pour la plupart et calculette en main, car à la vérité leurs objectifs essentiels au détriment de leurs engagements patriotiques, comme ils disent, à quoi sert-il de se contenter d’un salaire quand on
on ipeut avoir davantage pour faire prospérer son lugubre business, à y regarder secteur par secteur tout ou presque est quasiment sinon complètement dégradé et éloigné du développement attendu et souhaité de notre pays qui repose en grande partie sur notre labeur finalement invisible
Je disais secteur par secteur car à la seeg, chaque assistante voulait avoir sa société pour s’occuper des fuites d’eau et en conséquence fabriquer périodiquement des factures sans services en contrepartie, tandis que les patrons se déployaient chacun dans sa société de prestations et intervenir alors que les agents de la seeg sortis de Jean-veolia, assimilés à de poissons dans l’eau, de l’avis d’un haut cadre d’EDF ère 1990 du temps des Divungui, Jean Prosper Moussouami, Okemvele et j’en passe, agents sont en capacité sans aucun souci d’intervenir…
De l’autre côté de la façade, L’université, le lycée et l’école publique sont en lambeaux par tous ceux la même qui ont bénéficié à peine sortis de leurs primaires des bienfaits et générosité de notre pays, notamment en termes de bourses et allocations scolaires, pays que Dieu a bel et bien tout donné. Et ces derniers continuent de s’agripper à cette déviance devenue atavique, qu’il convient d’éteindre au karcher….. avec cette affaire de « je gagne quoi », malgré un salaire régulièrement versé….Et à la case justice, votre affaire est jugée sans que vous en soyez informé, on vous brandi à la volée « l’autorité et/ou la force de la chose jugée », pour vous réduire à dire « on va encore faire comment » afin d’enfler le contingent d’imbécillités légion, en réalité une image fabriquée par la médiocrité machiavélique parvenue aux affaires apres le rappel au seigneur d’Omar, médiocrité qui s’est donnée comme objectif d’en faire la marque de fabrique du Gabon afin qu’elle prospéré et s’éternise au pouvoir qu’elle aura d’ailleurs usurpé
Nguema Mwane Bizima votre mission est claire. Les gabonaises et les gabonais vous demandent de changer ce paradigme. On ne peut pas avoir régulièrement son salaire et exiger des vacations 2/3 fois supérieures au salaire. Être cadre de la seeg et faire opérer un circuit de distribution d’eau, une filière qui doit d’ailleurs faire l’objet d’un redressement fiscal parallèlement à la mise en conformité qui balayer tous les circuits économiques et activités génératrices de revenus, comprises celles investies par nos frères ouestaf qui déambulent dans nos quartiers pour faire manucure et pédicure, rafistoler notre linge dégradé, faire des livraisons auprès de l’épicier du coin…Le Maire et premier magistrat de la capitale est bien naturellement engagé dans la réussite de ce challenge national
et cela vaut pour tout l’informel qui a, à notre corps défendant eu raison du grand frère Oyima, ce compatriote qui entendait mettre un terme ou freiner les ardeurs visibles de cet activisme informel devenu institutionnel au détriment de l’économie nationale, car à Mont-bouet on y manipule en moyenne journalière plus de 10 milliards, fonds généralement transférés sans bourse déliée par les circuits et canaux tout aussi mafieux hors du Gabon
Mon neveu Nguema Mwane Bizima, vous avez du pain sur la planche et il faut y aller, et jusqu’au bout.