Violences faites aux femmes : le procureur promet «un procès juste et équitable» au DAP du Woleu-Ntem placé sous mandat de dépôt
Le directeur de l’Académie provinciale du Woleu-Ntem, Luc-Constant Megne Me Nteme, a été placé sous mandat de dépôt lundi 31 août 2026 à Oyem, à la suite d’une plainte pour violences physiques faites aux femmes. Le parquet de la République près le tribunal de première instance d’Oyem annonce que le mis en cause comparaîtra « à la plus prochaine audience » devant le tribunal correctionnel, où ses droits à un procès juste et équitable seront « rigoureusement garantis ».

Le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Oyem, Raphaël Mangouka, lisant la déclaration du parquet. © Capture d’écran/GabonReview
Après un premier déferrement au parquet, vendredi 28 août, le dossier avait été retourné à l’unité de police judiciaire pour complément d’enquête. La procédure, conduite à la suite d’une plainte déposée le 27 août par Zong Edzang Hurlaine Cheryle, professeure d’espagnol, avait été ouverte pour des faits présumés de violences physiques faites aux femmes.
Selon la communication du parquet, la procédure a été de nouveau déférée lundi 31 août. Après examen du dossier, le procureur de la République a décidé du placement sous mandat de dépôt de Luc-Constant Megne Me Nteme, suivant la procédure de flagrant délit.
Le parquet précise que le mis en cause « ne nie pas les faits à lui reprochés ». Une formulation qui intervient à ce stade de la procédure judiciaire et ne préjuge pas, en elle-même, de la décision qui sera rendue par la juridiction appelée à statuer sur l’affaire.
Une comparution annoncée à la prochaine audience
La principale échéance désormais annoncée est judiciaire. « Ce dernier devra comparaître devant le tribunal correctionnel à la plus prochaine audience pour y être jugé, conformément à la loi », indique le parquet dans sa communication datée du 31 août.
Le dossier quitte ainsi le cadre de l’enquête préliminaire pour entrer dans celui du jugement. Le tribunal correctionnel sera appelé à examiner les faits reprochés au directeur de l’Académie provinciale du Woleu-Ntem et à se prononcer conformément aux règles de procédure applicables.
La plainte, déposée auprès de l’antenne provinciale de la Direction générale des recherches (DGR), vise notamment des faits qualifiés de violences physiques faites aux femmes, sur le fondement des articles 2, 3, 34 et 35 de la loi n°06/2021 du 6 septembre 2021 portant élimination des violences faites aux femmes, ainsi que de l’article 130 du Code pénal.
Le parquet insiste sur les droits du mis en cause
Dans un contexte où l’affaire suscite l’attention, le parquet entend également rappeler les garanties entourant la procédure judiciaire.
« Le parquet de la République tient à informer l’opinion publique que les droits de l’inculpé Luc-Constant Megne à un procès juste et équitable seront rigoureusement garantis », souligne le procureur.
Cette précision accompagne la décision de placement sous mandat de dépôt et l’annonce de la comparution prochaine. Elle rappelle que, malgré la gravité des faits examinés, le mis en cause demeure titulaire des garanties attachées à un procès équitable et que la juridiction correctionnelle devra désormais apprécier les faits qui lui sont soumis.
L’affaire est donc appelée à connaître une nouvelle étape devant le tribunal correctionnel d’Oyem, où Luc-Constant Megne Me Nteme devra comparaître à la prochaine audience, conformément à l’annonce du parquet.
















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