Présenté devant les députés dans le cadre de l’examen des budgets sectoriels, le projet de budget du ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue s’établit à 4,983 milliards de FCFA, contre 6,060 milliards précédemment. Malgré cette baisse, Georges Christian Waza entend consacrer 2,207 milliards de FCFA aux investissements, avec pour priorités la modernisation des infrastructures halieutiques, le développement de l’aquaculture et le soutien aux acteurs de la pêche.

Le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Georges Christian Waza, face aux députés, le 26 octobre 2026. © D.R.

 

Le 26 octobre 2026, le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Georges Christian Waza, a défendu devant les députés une enveloppe budgétaire de 4,983 milliards de FCFA pour le prochain exercice. Cette dotation, en recul de 1,077 milliard de FCFA par rapport aux 6,060 milliards de FCFA précédents, devra permettre à son département de poursuivre ses actions en faveur du développement du secteur halieutique.

Sur le montant sollicité, 2,207 milliards de FCFA sont destinés aux investissements. Le gouvernement entend notamment miser sur la modernisation des infrastructures halieutiques, le développement de l’aquaculture, la lutte contre la pêche illicite et une meilleure valorisation des produits de la pêche. Autant de leviers considérés comme essentiels pour renforcer la production nationale et améliorer la contribution de l’économie bleue à l’activité économique du pays.

Les députés réclament des résultats mesurables

Au cours des échanges, les parlementaires ont toutefois insisté sur la nécessité de traduire ces prévisions budgétaires en réalisations concrètes. L’honorable Léopold Evah a notamment interpellé le membre du gouvernement sur plusieurs dossiers, dont la situation de l’IDAG, le déploiement effectif des services techniques à l’intérieur du pays et les mesures de soutien à la pêche artisanale.

Le bilan financier de Gab Pêche ainsi que les perspectives de relance de la Foire aux poissons ont également été abordés. À travers ces préoccupations, les députés ont appelé à davantage de transparence sur la gestion des structures concernées et sur les retombées économiques et sociales des investissements engagés. L’enjeu est de s’assurer que les ressources publiques bénéficient effectivement aux professionnels du secteur et aux populations.

L’accompagnement des producteurs au cœur des priorités

En réponse, Georges Christian Waza a mis en avant plusieurs axes d’intervention, notamment le renforcement de l’encadrement des producteurs, l’amélioration de leur accès aux équipements et aux intrants essentiels, ainsi que les conditions de conservation et de commercialisation du poisson sur le marché national.

Reste désormais à mesurer la capacité de cette enveloppe, en baisse par rapport à l’exercice précédent, à répondre aux attentes des professionnels et à soutenir durablement la production halieutique nationale. Pour le ministère, l’efficacité de la dépense publique constituera un enjeu majeur, dans un secteur où la modernisation des équipements, la maîtrise des circuits de commercialisation et la lutte contre la pêche illicite demeurent déterminantes.

 
GR
 

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