Dix ans après sa disparition, l’héritage de Philippe Mory demeure vivace. Pour cause, le samedi 20 juin à Libreville, famille, autorités, artistes et amoureux de la culture se sont réunis pour rendre hommage à celui qui reste l’une des figures fondatrices du cinéma gabonais.

La photo du réalisateur Philippe Mory et une de ses statuettes, le 20 juin 2026 à Libreville. © GabonReview

 

La famille du feu cinéaste et réalisateur, Philippe Mory, en partenariat avec le ministère du Rayonnement culturel et l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS), a commémoré ce nom incontesté du « septième art ». Accueillie au sein du ministère du Rayonnement culturel, la commémoration a pris les allures d’une véritable célébration de la culture gabonaise.

La journée a débuté par un culte d’action de grâce avant de laisser place à une série d’activités mettant en lumière le parcours exceptionnel du réalisateur et acteur. Une exposition photographique a notamment permis aux visiteurs de redécouvrir les moments marquants de sa carrière. À travers des clichés rares retraçant son itinéraire artistique, le public a pu mesurer l’empreinte laissée par cet ambassadeur de la culture gabonaise sur la scène africaine et internationale.

À côté du recueillement, l’événement s’est voulu festif et encré dans la  transmission. Chants, danses traditionnelles et animations culturelles ont rythmé la cérémonie dans une ambiance empreinte d’émotion et de fierté.

Un appel aux jeunes générations pour se souvenir de l’icône 

Un moment de la célébration avec le ministre de la Culture (de dos, en costume). © GabonReview

Les artistes, proches et anonymes ont donc répondu présents, témoignant ainsi de l’attachement toujours intact des Gabonais à celui qui a contribué à écrire les premières pages du cinéma national.

Dans cette atmosphère,  le ministre de tutelle,  Paul Ulrich Kessany, a encouragé les amoureux de l’art cinématographique à célébrer ce grand nom. Visiblement conquis par les prestations artistiques, Ulrich Kessany n’a d’ailleurs pas hésité à esquisser quelques pas de danse aux côtés des groupes culturels. Un geste salué par l’assistance et qui a contribué à renforcer le caractère populaire et convivial de la célébration.

Quant au réalisateur Henri-Joseph Koumba Bididi, connu pour le célèbre film, « les couilles de l’éléphant, il a reconnu qu’il est important que les grands noms soient commémorés et que le public gabonais ait connaissance des talents qui ont porté haut les couleurs de ce pays sur la scène internationale. 

D’ailleurs, pour la fille du réalisateur, Hortense Mory, cette initiative répond à une exigence de mémoire. «Ce que nous faisons aujourd’hui est un devoir de mémoire. Trop peu de figures de la culture gabonaise sont mises en valeur alors qu’elles ont participé au prestige du pays», a-t-elle déclaré.

Ainsi, cet événement de commémoration était un moment de rappel face à l’importance de préserver et de transmettre le patrimoine culturel national. Dix ans après son départ, l’illustre cinéaste, Philippe Mory continue d’inspirer les générations d’artistes et  de cinéphiles, tandis que son œuvre demeure un repère dans l’histoire culturelle du Gabon.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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