À New York, le Gabon prépare sa candidature au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Le ministre de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Mark-Alexandre Doumba, a participé à une consultation ministérielle de l’Union africaine pour rapprocher les positions du continent. Deux étapes se dessinent : Libreville en octobre pour bâtir une position commune, puis Doha en novembre pour défendre sa place dans l’instance.

Le ministre Mark-Alexandre Doumba lors de son séjour à New York, le 25 septembre 2026. © D.R.

 

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Gabon a participé à une consultation ministérielle de l’Union africaine consacrée aux grandes orientations de la gouvernance numérique mondiale. Mark-Alexandre Doumba et plusieurs responsables africains ont échangé sur les positions à défendre collectivement au sein des instances internationales.

Les discussions ont notamment porté sur la régulation des contenus numériques, les revenus que la jeunesse africaine peut tirer de leur création, les relations avec les opérateurs d’Internet par satellite, ainsi que les infrastructures nécessaires à la transformation numérique du continent.

Cette concertation intervient à quelques semaines d’une rencontre ministérielle de haut niveau de l’Union africaine, prévue à Libreville les 29 et 30 octobre 2026. Le rendez-vous gabonais doit permettre aux États africains d’harmoniser leurs positions sur ces questions stratégiques avant les prochaines échéances internationales. Cap ensuite sur Doha, où se tiendra, du 9 au 27 novembre 2026, la Conférence de plénipotentiaires de l’UIT (PP-26). Celle-ci procédera notamment à l’élection des 48 États membres du prochain Conseil de l’organisation.

Candidat à un siège au sein de cette instance, le Gabon entend peser davantage dans les débats sur la gouvernance numérique mondiale et porter, avec ses partenaires africains, les priorités du continent. De New York à Libreville, puis à Doha, cette séquence diplomatique poursuit ainsi un double objectif : soutenir la candidature gabonaise et faire converger les positions africaines sur les infrastructures numériques, la régulation des contenus et les nouvelles technologies.

 
GR
 

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