En visite officielle à Libreville, le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, a annoncé ce jeudi 18 juin 2026 la relance des discussions avec le Gabon pour accélérer la mise en œuvre de l’accord continental. Saluant la transition politique du pays, l’organisation panafricaine estime que le Gabon dispose d’importants atouts pour tirer profit du marché africain, notamment dans les secteurs du bois, de l’agroalimentaire, de l’industrie pharmaceutique et de la transformation manufacturière. Le Gabon, quant à lui, sollicite un accompagnement technique de la ZLECAf. 

Le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene (à gauche), et le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu ce jeudi 18 juin 2026, à Libreville. © Communication VPG

 

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu ce jeudi 18 juin le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, à la tête d’une délégation en visite de travail au Gabon. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans les échanges entre Libreville et le secrétariat de l’organisation, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale de la ZLECAf et de mieux intégrer le secteur privé gabonais au vaste marché continental.

À l’issue de l’audience, Wamkele Mene a indiqué être venu « féliciter les autorités gabonaises pour leur transition pacifique et réussie, qui est un exemple de démocratie », avant de souligner la volonté de son institution de reprendre les discussions avec le Gabon afin de permettre au secteur privé de bénéficier pleinement des opportunités offertes par l’accord continental.

« Nous devons reprendre les discussions avec le Gabon, voir comment le secteur privé peut bénéficier de cet accord continental. Nous avons identifié les secteurs d’intérêt prioritaires. Le Gabon a déjà développé une stratégie nationale de la ZLECAf qui doit être mise en œuvre », a déclaré le secrétaire général.

Des secteurs stratégiques identifiés pour le marché continental

© Communication VPG

Au cours des échanges, les deux parties ont notamment évoqué les perspectives offertes par la Zone économique spéciale de Nkok, dont les productions manufacturières pourraient accéder plus largement au marché africain grâce à la ZLECAf.

Selon Wamkele Mene, le potentiel du Gabon est considérable. « Nous avons discuté de la Zone économique spéciale de Nkok et de tous les produits qui y sont manufacturés, afin de voir dans quelle mesure ils peuvent bénéficier du marché qu’offre la ZLECAf. En termes d’opportunités, le Gabon est bien placé pour tirer profit de la ZLECAf dans le domaine pharmaceutique, dans le domaine automobile avec la fabrication de composants de véhicules, mais aussi dans la transformation du bois, l’agriculture et l’agroalimentaire », a-t-il souligné.

Le Gabon sollicite un accompagnement technique pour accélérer la mise en œuvre

De son côté, Hermann Immongault a réaffirmé que la mise en œuvre de la ZLECAf s’inscrivait pleinement dans la vision du président de la République et dans les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Le vice-président du gouvernement a insisté sur les priorités nationales, notamment le développement de la connectivité numérique au service du commerce électronique, la promotion du « Made in Gabon » et le renforcement de la Zone économique spéciale de Nkok.

« Nous avons besoin d’un accompagnement technique de la ZLECAf et d’élaborer avec vous un calendrier d’actions. Maintenant que nous sommes revenus, nous pouvons mieux harmoniser nos actions », a-t-il déclaré.

Cette sixième visite officielle du secrétaire général de la ZLECAf au Gabon a également permis d’aborder plusieurs projets destinés à faciliter les échanges commerciaux, parmi lesquels la future mise en service d’un poste frontalier à Kye-Ossi, appelé à fluidifier la circulation des marchandises entre les pays de la sous-région.

Signé par le Gabon en mars 2018 puis ratifié en juillet 2019, l’accord portant création de la ZLECAf ouvre l’accès à un marché de près de 1,4 milliard de consommateurs. Pour Libreville, la relance des discussions avec le secrétariat de l’organisation pourrait accélérer l’intégration des entreprises gabonaises dans les chaînes de valeur africaines et soutenir les ambitions de diversification économique portées par le PNCD.

 
GR
 

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