Accusés de détention et consommation de stupéfiants, de port d’armes blanches, de violences et de vols, treize lycéens, dont cinq mineurs, ont été interpellés par les agents de la Direction de la sûreté urbaine, le samedi 8 novembre 2025 à Libreville. Une affaire met en avant la montée en puissance du banditisme et de la délinquance juvénile au Gabon. 

Treize lycéens ont été interpellés pour drogue, armes et violences à Libreville. © GabonReview (Capture d’écran Gabon 1ère)

 

D’après les informations relayées par la télévision nationale, une opération a mené des lycéens à la Direction de la sûreté urbaine. L’un d’eux, en proie à des convulsions, a été interpellé après avoir été victime d’une overdose au lycée Georges Mabignath. Selon ses explications, le malaise aurait été provoqué par un mélange d’alcool et de comprimés de diazépam, «de petits cachets bleus», a confié l’un des suspects.‎

‎D’autres élèves ont reconnu s’être livrés à des actes de terreur au sein de leurs établissements, armés de machettes et de couteaux. L’un d’eux a déclaré avoir été intercepté par un policier alors qu’il revenait à l’école avec une machette.

‎Certains des jeunes interpellés s’étaient spécialisés dans la vente de stupéfiants en milieu scolaire. L’un d’eux a révélé qu’un «grand frère du quartier» lui fournissait les comprimés, expliquant : «Comme j’avais besoin de petits sous, il m’a proposé de vendre ses comprimés et je devais gagner une somme de 5 000 francs avec lui».

‎Au total, les 13 jeunes, y compris les cinq mineurs, seront déférés au parquet ce lundi avant d’être présentés à la prison centrale. Ils sont poursuivis pour détention et consommation de stupéfiants, port d’armes blanches, violences, vols et voies de faits.

Thécia Nyomba (Stagiaire)

 

 
GR
 

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