eGabon-SIS : le Gabon tourne une page et ouvre une nouvelle phase de sa transformation numérique en santé
Le projet eGabon-SIS s’est officiellement achevé, mais la transformation numérique du système de santé gabonais se poursuit. Dix ans après son lancement, ce programme soutenu par la Banque mondiale laisse derrière lui un réseau sanitaire plus connecté, des outils numériques déployés dans plusieurs structures de santé et une nouvelle ambition : faire de la donnée un levier stratégique pour améliorer les soins et la gouvernance sanitaire.

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, le 24 juin 2026, à Owendo. © GabonReview
Le 24 juin 2026, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a présidé la cérémonie officielle de clôture du projet eGabon-SIS, en présence, entre autres, de la représentante de la Banque mondiale. Il s’agit de l’aboutissement de plusieurs années de travail, de coordination et d’engagement pour mettre le numérique au service de la santé des populations. Mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale, le projet eGabon-SIS a permis de poser les fondations d’un système de santé plus moderne, plus connecté et davantage orienté vers les besoins des citoyens.
Des réalisations
Parmi ses principales réalisations figurent le déploiement du Système d’information sanitaire dans 13 hôpitaux pilotes civils et militaires, l’introduction du dossier patient informatisé, le développement de la télémédecine dans 31 localités ainsi que le renforcement des capacités du personnel de santé. Ces avancées contribuent aujourd’hui à améliorer la prise en charge des patients, la traçabilité des informations médicales, la rapidité des diagnostics, la continuité des soins et la qualité du service rendu aux populations. Si en juin 2016 que les autorités compétentes lançaient ce projet de transformation et de renforcement du système d’information de santé, il s’inscrit dans le vaste programme de digitalisation de l’administration porté par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie. © GabonReview
Pour Elsa Joséphine Nkana Ayo épouse Bivigou, ministre de la Santé, « la clôture administrative de ce projet ne signifie pas la fin de nos efforts », mais l’ouverture d’une phase de consolidation, d’amélioration continue et de pérennisation des acquis. Il s’agit désormais de garantir la maintenance des infrastructures, de renforcer les compétences des utilisateurs, d’assurer la cybersécurité des données et d’étendre les bénéfices de cette transformation numérique à l’ensemble du territoire national. « Notre ambition demeure intacte : bâtir un système de santé moderne, accessible, performant et centré sur le patient. Un système où l’information, fiable et disponible en temps réel, éclaire la décision médicale, améliore l’efficacité des soins et renforce la gouvernance sanitaire », a-t-elle déclaré.
Feuille de route
La représentante résidente de la Banque mondiale, Aïssatou Diallo, a rappelé qu’à travers le projet eGabon, le Gabon a affiché une grande ambition, matérialisée par un financement de 51,5 millions d’euros, soit 33,8 milliards de francs CFA. « La Banque mondiale demeure engagée aux côtés du Gabon pour accompagner cette dynamique. Nous sommes convaincus que les acquis du SNIS, de la télémédecine et de l’écosystème numérique constituent une fondation solide pour un système de santé plus moderne, plus efficace et plus proche des citoyens », a-t-elle déclaré. Pour Hermann Immongault, « il est question maintenant d’entrer dans une nouvelle phase, une phase où l’enjeu n’est plus de déployer un outil, mais de l’utiliser pleinement ».
Selon lui, le gouvernement s’engage et engage désormais les administrations concernées autour de quatre points : généraliser progressivement le système d’information sanitaire, garantir l’interopérabilité entre les différentes plateformes numériques de santé, renforcer durablement les compétences des personnels de santé dans la gestion et l’exploitation des données, et faire de la donnée sanitaire un véritable outil d’aide à la décision. Soit, la feuille de route du gouvernement pour la transformation numérique du système de santé. « Nous recherchons des partenaires qui construisent avec nous des politiques de santé durables. Nous attendons des partenariats fondés sur le transfert de compétences, l’innovation, le partage de l’expertise et l’accompagnement des réformes engagées », a-t-il déclaré en s’adressant aux partenaires techniques.















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