FEG : Alain-Claude Kouakoua élu président du patronat gabonais à l’unanimité
Élu ce vendredi 12 juin 2026 à l’issue d’un scrutin exceptionnel, Alain-Claude Kouakoua prend la tête de la Fédération des Entreprises du Gabon avec un mandat plein et une feuille de route centrée sur les PME et l’amélioration du climat des affaires.

Alain-Claude Kouakoua, nouveau président élu de la Fédération des Entreprises du Gabon. © D.R.
C’est une élection sans surprise, mais avec un résultat sans équivoque. Réunis ce vendredi au siège de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), les membres du Bureau Exécutif Élargi ont élu Alain-Claude Kouakoua à la présidence de l’institution à l’unanimité, soit 100 % des suffrages exprimés. Le scrutin, conduit à bulletin secret par le Comité de Conformité des Mandats conformément aux résolutions du Bureau Exécutif Élargi du 15 avril 2026, a donné lieu à un procès-verbal signé séance tenante.
Unique candidat en lice depuis la publication de la liste définitive le 8 juin, Kouakoua convertit ainsi l’intérim qu’il assurait depuis mai 2025, à la suite du départ d’Henri-Claude Oyima vers de «plus hautes responsabilités», en mandat démocratiquement conféré.
PME et contenu local au cœur des priorités
Dans ses premières déclarations, le nouveau président a fixé le cap. «Je mesure pleinement la responsabilité qui m’est confiée. Notre ambition est de construire une économie plus compétitive, plus inclusive et plus créatrice d’emplois. Nous devons veiller à ce que les opportunités générées par la croissance profitent aussi aux PME et PMI gabonaises, véritables moteurs du développement économique et de l’emploi.»
Une orientation qui se décline concrètement : Kouakoua entend encourager la participation accrue des petites et moyennes entreprises à l’exécution des grands projets structurants, notamment à travers le développement de la sous-traitance locale et du contenu local. Dans un contexte marqué par le lancement du corridor Kobé-Kobé et du PNCD 2026-2030, l’enjeu est considérable pour les entreprises gabonaises.
Le dialogue public-privé comme méthode
Au-delà des PME, le nouveau président entend poursuivre les chantiers engagés sous son intérim : amélioration du climat des affaires, réduction des délais de paiement, renforcement de l’accès au financement et compétitivité du secteur productif. Autant de dossiers sur lesquels la FEG a construit, ces derniers mois, une posture de proposition plutôt que de confrontation vis-à-vis des pouvoirs publics.
La régularité du scrutin a été saluée par Franck Sima Mba, président du Comité de Conformité des Mandats : «Le scrutin s’est déroulé dans le strict respect des règles fixées et dans la transparence.» La FEG, qui fédère plus de mille entreprises représentant près de 80 % de la richesse nationale et 90 % de l’emploi formel, aborde ce nouveau cycle avec, à sa tête, un président élu, et non plus par intérim.















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