Gabon : en prison après la diffusion d’une parodie du chef de l’État générée par IA
Un compatriote de 35 ans a été interpellé par la Direction générale des Recherches (DGR) mercredi 12 novembre, à la suite de la diffusion d’une vidéo parodique qui a rapidement semé la confusion et l’indignation. La séquence, générée par intelligence artificielle (IA), mettait en scène une fausse annonce de démission du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et comprenait également de fausses images de la première dame.

Le mis en cause face à la télévision nationale. © Capture d’écran / Gabon 1ère
Suite à la diffusion d’une vidéo truquée impliquant le chef de l’État, un compatriote de 35 ans a été interpellé mercredi 12 novembre. En effet, le contenu incriminé présentait une voix imitant celle du chef de l’État déclarant : «Gabonaises, Gabonais, mes chers compatriotes, c’est avec un cœur lourd que je vous annonce aujourd’hui ma démission…». Bien que rapidement identifiée comme une parodie, la vidéo est devenue virale, incitant certains internautes à croire initialement à une déclaration officielle, ce qui a provoqué la réaction des autorités.
Le prévenu, identifié comme Ephaïm Nasser Stefan, a reconnu les faits lors de son audition. Il a expliqué avoir simplement téléchargé la vidéo sur Facebook pour la republier sur son compte TikTok, affirmant qu’il s’agissait d’un acte commis «par amusement» et sans mesurer la gravité des conséquences. «C’était juste pour faire rire, je n’avais rien derrière », a-t-il confié, ajoutant qu’il s’agissait d’une «grave erreur» de sa part.
Placé sous mandat de dépôt
Jugée offensante pour l’institution présidentielle, la vidéo a conduit à l’interpellation et au placement sous mandat de dépôt de Ephaïm Nasser après sa présentation au procureur général.
Selon les informations de la télévision publique Gabon 1ère, l’enquête ne fait que commencer. D’autres personnes impliquées dans la création et la diffusion initiale de ce contenu pourraient également être inquiétées. Cette affaire relance de manière urgente le débat sur les limites de l’humour en ligne et la responsabilité cruciale des utilisateurs face à la prolifération de contenus hyperréalistes produits par l’Intelligence artificielle.
Thécia Nyomba (Stagiaire)
















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