Gabon-FMI : le PNCD au cœur des négociations pour un nouveau programme conclu d’ici décembre 2026
Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a reçu, jeudi 23 juillet, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par son administrateur, Régis Olivier N’Sondé. Les échanges ont porté sur les bases du futur programme de coopération que les deux parties espèrent conclure d’ici à la fin de l’année 2026. Si le FMI salue les premières réformes engagées par Libreville, les autorités gabonaises réaffirment que ce futur cadre d’appui devra avant tout servir les priorités du Plan national de croissance et de développement (PNCD).

Photo de famille l’issue de la rencontre. © Com. VPG
Le Gabon et le Fonds monétaire international poursuivent leurs discussions en vue de la mise en place d’un nouveau programme de coopération. Reçu par le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, l’administrateur du FMI, Régis Olivier N’Sondé, a fait le point sur l’état des échanges entre l’institution de Bretton Woods et les autorités gabonaises.
À l’issue de l’entretien, le représentant du FMI a relevé les avancées enregistrées dans la conduite des réformes économiques engagées par le gouvernement. «Nous avons échangé sur les relations entre le Gabon et le Fonds monétaire international, d’autant plus que des efforts sont en train d’être entrepris conformément à la volonté du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema», a-t-il déclaré.
Le FMI salue les premières réformes
Selon Régis Olivier N’Sondé, l’institution financière apprécie notamment la démarche engagée autour de l’audit de la dette publique, tout en insistant sur la nécessité de conduire ce processus «en toute transparence». Il a également estimé que la loi de finances rectificative 2026 s’inscrit dans une logique de rationalisation des dépenses publiques, tout en préservant les investissements et les dépenses sociales.
Le responsable du FMI a indiqué que les discussions techniques se poursuivent afin de définir les contours d’un futur programme d’appui. «Il y a un dialogue permanent entre les autorités gabonaises et les services techniques du FMI en vue de l’évaluation de la situation macroéconomique et de préparer un paquet de réformes (…) qui pourraient faire l’objet d’une discussion en vue d’un programme d’ici à la fin de l’année 2026», a-t-il expliqué.
Il s’est également voulu rassurant quant à l’engagement affiché par les autorités gabonaises. «Nous avons été rassurés par les propos du vice-président du gouvernement. Les efforts sont palpables et les discussions se poursuivent», a-t-il affirmé.
Le PNCD présenté comme la priorité du Gabon
Face aux attentes du FMI, Hermann Immongault a rappelé que le futur programme devra avant tout répondre aux priorités nationales. «Ce n’est pas le programme du FMI, c’est le programme des États, donc il doit correspondre aux priorités des États. Dans le cas d’espèce, en ce qui concerne le Gabon, les priorités, c’est le PNCD, un programme sur lequel le chef de l’État s’est engagé devant les Gabonais», a insisté le vice-président du gouvernement.
Il a également reconnu la nécessité d’améliorer la transmission des données économiques et budgétaires demandées par les équipes du Fonds. «Nous allons accélérer la cadence. Les administrations sont mobilisées pour accélérer la production et la transmission des données budgétaires attendues. Nous travaillons sur une trajectoire budgétaire la plus réaliste, la plus soutenable et la plus compatible avec le cadre de la première année du futur programme que nous allons conclure avec le FMI», a-t-il assuré.
Consolider le dialogue en vue d’un accord
Pour le gouvernement, cette rencontre s’inscrit dans le dialogue permanent engagé avec les partenaires techniques et financiers afin de consolider la stabilité macroéconomique et d’accompagner les ambitions de transformation économique du pays.
Hermann Immongault a enfin sollicité l’appui du bureau de l’administrateur du FMI pour maintenir la dynamique des échanges. «Nous attendons de votre bureau un appui pour continuer à faciliter le dialogue avec le FMI. Depuis l’entretien du chef de l’État avec la directrice générale du FMI jusqu’à ce jour, les progrès ont été observés. Il s’agit donc de maintenir la cadence», a-t-il conclu.
Les discussions devraient désormais se poursuivre au niveau technique afin d’aboutir, avant la fin de l’année, à un programme conciliant les exigences de soutenabilité budgétaire du FMI et les objectifs de développement fixés par le gouvernement à travers le Plan national de croissance et de développement.















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