Après les établissements scolaires, le président de la Transition a décidé mardi d’imposer l’organisation des cérémonies de levée et de descente des couleurs aux administrations publiques sur toute l’étendue du territoire national dès 7h30 les lundis et aux heures de fermeture légale des bureaux les vendredis.

Au Gabon, les administrations publiques sont désormais invitées à organiser les cérémonies de levée et de descente des couleurs comme dans les écoles. © D.R.

 

Elles n’y ont finalement pas échappé. Sur toute l’étendue du territoire national, les administrations publiques sont elles aussi invitées à organiser les cérémonies de levée et de descente des couleurs, respectivement les lundis de 7h30 à 8h30, et les vendredis aux heures de fermeture des bureaux. Décidée mardi 14 novembre par le président de la Transition, cette mesure intervient des semaines après le retour de ladite cérémonie dans les établissements scolaires publics et privés laïcs ou confessionnels, du primaire au secondaire.

Si d’une part le général Brice Clotaire Oligui Nguema souhaite inculquer la notion de patriotisme aux jeunes apprenants ; d’autre part, pour les adultes, ces cérémonies visent à «consolider l’unité nationale» autour du drapeau. Il a d’ailleurs instruit que ces deux cérémonies s’accompagnent de l’exécution de l’hymne national, La Concorde. Comme pour impliquer chacun des agents de l’administration publique au processus en cours.

Aussi, le chef de file du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) appelle-t-il l’ensemble de ces agents à participer à ces cérémonies qui, selon lui, «renforcent notre dévouement aux valeurs républicaines».

 

 
GR
 

4 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Distraction! Ali Bongo aimait tant le Gabon et le servais de la meilleure façon a cause de sa cérémonie de levée du drapeau? Attention aux fausses bonnes idées. C’est à l’École qu ‘on forme et éduque. Dans le monde du travail on attend le service et une bonne production. Les Gabonais veulent des fonctionnaires honnêtes et compétents avant. On peut aimer le drapeau de la mauvaise façon. Les Gabonais ont plus besoin qu’à 7:30 ils planifient leurs journées de travail de façon efficace pour servir quantitativement et qualitativement les Gabonais. 30 minutes ou une heure de levée de drapeau c’est probablement une perte en production et en service même si dans notre pays on ne connait pas la valeur du temps c’est pourquoi on est improductif. S’ils arrivent à l’heure, atteignent des objectifs en termes de gabonais servis ou de dossiers traités ils auront élevé le drapeau dans les cœurs de nombreux gabonais qui seront fiers et redevable de leur administration. C’est mieux que des cérémonies de levée de Drapeau vide de sens. Donner leur des objectifs réguliers et évaluée leurs performances, récompenser les bons serviteurs, susciter le désir et la compétition seine dans le service. Ce n’est pas avec la levée du drapeau qu’un travailleur devient performant. Laissez la levée de drapeau aux élèves qui sont eux ont comme principale activité se faire former et éduquer.

    • messowomekewo dit :

      Je suis sur la même longueur d’ondes que vous, toutes ces vraies fausses bonnes idées démontrent quelque part que le CTRI n’a pas de boussole. C’est effectivement à l’école que le civisme s’apprend; on le met en œuvre dans la vie de tous les jours en servant honnêtement son pays, entre autre. Tout le reste c’est du folklore et assez rapidement on va s’en lasser.

  2. DesireNGUEMANZONG dit :

    C’est juste ce que vous dites! La cérémonie de drapeau doit être obligatoire à l’école : lieu de l’apprentissage du savoir-faire et savoir-être (fraternité et patriotisme).

    Dans les administrations, on peut envisager cette levée de drapeau une fois par semaine: le lundi. Et le baisser le vendredi. Ce qui réformer, c’est la conception du service public. Plus de transparence et de performance!

  3. FINE BOUCHE dit :

    C’est une bonne chose, mais il est vrai que cela ne peut être considéré comme levier de productivité mais au moins l’horaire de travail sera respectée. Je paie des impôts pour un service public dont une très grande partie des fonctionnaires n’ont aucune déontologie et de maturité au travail. Alors ils peuvent crier au loup, mais je crois qu’ils vont apprendre à lire l’horaire du début de travail à l’endroit (Lol). D’autre part, nous allons mettre du temps changer les mentalités , elles ne se feront pas sans un dickat. Imaginez que l’armée arrive à y mettre de l’ordre, il sera entendu que seul un régime militaire peut y arriver. Je n’ose y penser. Malheureusement, nous avons besoins pour les deux prochaines années d’un bon père fouttard.

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