Gabon : les sessions criminelles pour enfants s’ouvrent à Libreville avec deux affaires au rôle
Les sessions criminelles pour enfants ont officiellement débuté ce mardi 11 août au tribunal de Libreville. Toute chose marquant le lancement d’une nouvelle phase de traitement des affaires criminelles impliquant des mineurs au titre de l’année judiciaire 2025-2026. À l’ouverture de cette première audience, deux dossiers étaient inscrits au rôle du Tribunal pour enfants de Libreville. Cette échéance intervient après la validation, par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, des moyens nécessaires à l’organisation de ces audiences dans les juridictions spécialisées du pays.

Libreville où les deux premières affaires ont lancé la session criminelle pour enfants concentre à elle seule 45 affaires. © GabonReview
Le coup d’envoi des sessions criminelles pour enfants dans les tribunaux spécialisés du Gabon a été donné ce mardi 11 août à Libreville, avec une audience inaugurale au tribunal de première instance. Deux dossiers y sont inscrits au rôle. Ce qui ouvre la voie à une série d’audiences destinées à juger des mineurs âgés de 13 à moins de 18 ans, poursuivis pour des faits de nature criminelle. Cette initiative, validée par le ministre de la Justice, Augustin Emane, s’inscrit dans une dynamique de réforme judiciaire visant à renforcer la prise en charge des affaires impliquant des mineurs.
Statuer conformément aux règles applicables aux mineurs
À Libreville, première étape de ce dispositif national, l’audience s’est ouverte à 8h30 au Tribunal pour enfants, sous la présidence de Rose Evouna. Les deux affaires examinées, rapporte l’Agence gabonaise de presse (AGP), portent sur des faits présumés de viols sur mineurs, de vols qualifiés ou d’homicides volontaires ou involontaires, conformément aux compétences de la juridiction spécialisée. «Leur examen doit permettre à la Cour de procéder à l’audition des différentes parties et à l’analyse des éléments versés aux dossiers, avant de statuer conformément aux règles applicables aux mineurs poursuivis pour des faits criminels», précise notre source. Cette audience inaugurale lance une session qui devrait s’étendre sur environ un mois dans la capitale.
À l’échelle nationale, 82 dossiers en attente de jugement ont été retenus dans les huit tribunaux pour enfants du Gabon. Libreville concentre à elle seule 45 affaires, suivie d’Oyem avec 11 dossiers, Franceville (10), Lambaréné et Port-Gentil (5 chacun), Mouila (3), Tchibanga (2) et Koula-Moutou (1). «À la suite de la validation par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, des estimations des coûts de l’organisation des sessions criminelles pour enfants de l’année judiciaire 2025-2026 dans l’ensemble des tribunaux du pays, les présidents des juridictions pour enfants procéderont au lancement des audiences le mardi 11 août 2026», précise le document communiqué à la Rédaction.
Résorber les affaires criminelles en instance
Ces sessions criminelles pour enfants s’inscrivent dans la politique publique portée par les plus hautes autorités de l’État, en tête desquelles le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Et l’objectif est double est d’apporter une réponse judiciaire aux actes criminels impliquant des mineurs, tout en tenant compte de leur âge et de leur situation particulière, et renforcer l’effectivité de la justice spécialisée, qui concilie exigence de justice et objectifs de protection, d’éducation et de réinsertion.
Pour permettre le traitement des 82 dossiers programmés à travers le pays, une enveloppe de 92 994 000 francs CFA a été mobilisée. Cette programmation traduit la volonté des autorités judiciaires de résorber les affaires criminelles en instance. À Libreville, l’examen des deux premières affaires ouvre donc une série d’audiences appelées à se poursuivre dans les prochaines semaines.















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