Les agents de la main-d’œuvre non permanente (MONP) ont exprimé, le 26 août 2026, leur profond désarroi face à une situation qu’ils jugent de plus en plus préoccupante. À travers leur présidente, Stella Bourobou, ils réclament notamment leur intégration à la Fonction publique, une revalorisation de leurs rémunérations et le relèvement de l’âge de départ à la retraite à 60 ans.

Des agents de la MONP en colère devant le siège de la Primature, le 6 janvier 2024. © GabonReview

 

Face aux difficultés persistantes auxquelles ils sont confrontés, les agents de la main-d’œuvre non permanente (MONP) entendent faire entendre leur voix. Stella Bourobou, présidente de leur fédération, a exposé les trois principales revendications portées par ces travailleurs.

La première concerne l’intégration des agents diplômés à la Fonction publique. Selon Stella Bourobou, plusieurs dossiers déposés auprès des différents secteurs restent sans suite depuis plusieurs mois. «À ce jour, la main-d’œuvre non permanente diplômée ne se retrouve pas. Depuis cinq mois, nous n’avons pas de suite par rapport à nos dossiers déposés dans nos différents secteurs», a-t-elle déploré au micro de Radio Gabon.

La deuxième revendication porte sur les conditions salariales. La présidente de la fédération dénonce notamment un salaire de base de 80 000 francs CFA, auquel s’ajoute une prime de logement de 18 000 francs CFA. Une indemnité qu’elle juge largement insuffisante au regard du coût actuel du logement dans le pays. «Aucun Gabonais ne peut se loger aujourd’hui à 18 000. Aucune maison, et même pas une chambre en planche, ne peut coûter 18 000», a-t-elle fait valoir.

Enfin, les agents de la MONP réclament l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans. Stella Bourobou relève une situation qu’elle considère comme paradoxale : les agents sont admis à la retraite à 55 ans, alors que le marché du travail les maintiendrait jusqu’à 60 ans. «Malheureusement, lorsqu’ils vont à la retraite, ils font cinq ans de plus avant de pouvoir percevoir leur pension unique ou pension de retraite», a-t-elle expliqué.

Les agents admis à la retraite sont dans la précarité

Cette précarité est également vécue par les agents récemment admis à la retraite. Anicet Nziengui Nziengui témoigne de la difficulté de cette période, marquée selon elle, par l’absence de revenus et l’incertitude. «La situation est très difficile. Parce que, sans vous cacher, rien n’est réjouissant, non seulement, vous n’avez aucun revenu, vous ne savez pas comment vous en sortir, vous ne voyez pas le bout de la ficelle. Vraiment, c’est difficile», a-t-elle confié, avant d’adresser un appel au chef de l’État : «Monsieur le président de la République, essaie de revoir la situation de tout un chacun».

Pour donner davantage de portée à leurs revendications, la Fédération de la main-d’œuvre non permanente annonce une déclaration de presse dans les prochains jours. Une nouvelle étape qui devrait permettre aux agents de préciser leurs attentes et de maintenir la pression sur les autorités concernant leur situation professionnelle, salariale et sociale.

 
GR
 

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