Le ministre du Travail, Adrien Nguema Mba, a reçu, ce jeudi 29 février, à son cabinet une délégation de Foberd Gabon pour discuter de ses activités et des mesures prises par ses responsables pour rectifier le dépassement du quota d’employés expatriés. Une façon pour le groupe industriel d’affirmer son engagement envers la transparence et la conformité réglementaire.

Le ministre du Travail, Adrien Nguema Mba et les membres de la délégation du Groupe Foberd, réunis pour discuter des activités du groupe et des mesures prises pour rectifier le dépassement du quota d’employés expatriés. © D.R.

 

Le ministre du Travail a récemment reçu une délégation du groupe Foberd au Gabon pour aborder deux questions clés : les activités du groupe et les mesures prises pour se conformer aux exigences réglementaires en matière d’emploi. À la faveur de cette rencontre, la délégation conduite par le PDG du groupe, Mesmin Sigha, a présenté les différentes entreprises opérant au Gabon, totalisant huit sociétés dans les secteurs commerciaux, industriels et des services. Sur les 1550 employés directs au Gabon, environ 1035 sont nationaux et 500 sont des employés étrangers, dont une proportion de 30% d’employés étrangers, dépassant ainsi le quota réglementaire de 10%.

Cependant, le groupe a assuré au ministre qu’il prenait des mesures pour réduire progressivement le nombre d’employés expatriés et se conformer aux normes légales. Cette situation dépassement du quota est attribuée à des contraintes techniques liées aux activités industrielles du groupe nécessitant une expertise spécifique indisponible localement.

«Ce dépassement était une contrainte technique. Nous avons beaucoup d’industries avec des technologies pour lesquelles nous n’avons pas la main-d’œuvre locale et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, nous avons des contrats de partenariat avec l’ensemble des universités et grandes écoles techniques du pays. L’objectif étant d’avoir le personnel technique formé pour pouvoir nous satisfaire dans l’ensemble des industries que nous avons au niveau du Gabon. Ce non-respect n’est pas volontaire, il est lié aux nouvelles activités», a déclaré Mesmin Sigha, assurant avoir été transparent en choisissant de communiquer ces chiffres qui ne correspondent pas aux exigences réglementaires.

S’agissant des discussions avec les représentants des travailleurs, les représentants du groupe ont assuré qui sont en cours pour résoudre les problèmes soulevés, notamment les doléances des employés. «Une dernière réunion est prévue pour finaliser ces discussions et présenter les résultats au ministre du Travail. Le Groupe Foberd s’est engagé à respecter l’ensemble des exigences réglementaires tout en travaillant à normaliser ses effectifs», a conclu le PDG du groupe.

Selon Adrien Nguema Mba, ses hôtes ont été sincères. «Ils m’ont rassuré qu’ils sont en train de revenir à la normale. J’ai confiance, puisqu’ils ont engagé leur honneur et leur responsabilité».

 

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Didier dit :

    Espérons que toutes les entreprises jouerons le jeu. L’expertise et l’expérience, nous en avons localement. Dans un contexte où nous cherchons des niches, l’Etat gagnerait à mettre en œuvre la nationalisation des postes comme c’est le cas chez certains de nos voisins.

  2. Gayo dit :

    Cet entourloupe a toujours été utilisé par les entreprises opérant dans le secteur du pétrole depuis des décennies. Ils ne veulent simplement pas procéder au transfert des compétences par le gouvernement Bongoiste vend le Gabon moins cher. Le transfert des compétences et des technologie se fait au forceps. Si un gouvernement n’impose pas des contraintes pour arriver favoriser le transfert des compétences et des technologie vitales à l’essor économique et industriel d’un pays, rien ne se fera. Je ne sait pas si c’est par naïveté ou par cupidité, parce que corrompus, que les gouvernants gabonais ont toujours naïvement accepté l’argument de l’absence de compétences des gabonais qu’on ne veut simplement pas former pour ces postes. Plus de 60 ans qu’on exploite le pétrole au Gabon, que l’état gabonais ne lésine pas sur les moyens for faire former techniciens et ingénieurs dans les plus grandes école mais il y a des postes où les techniciens et ingénieurs gabonais n’auront jamais de compétences alors qu’ils sortent des mêmes écoles et universités avec les mêmes diplômes que les expatriés qui sont formé en interne dans ces multinationales pour occuper des postes qui sont pourtant permanents depuis plusieurs decennies.

  3. BEYEM dit :

    Malgré mon âge, j’ai encore un de mathématiques dans ma grosse tête. 1500 emplois directs, 1050 nationaux et 500 expatriés ce qui fait en tout 1535 emplois. Alors 1035+500=1535. 1550-1535=15. Question: que représente les 15 emplois? Pour ma part, ces 15 représentent les emplois de direction occupés par les expatriés(en majorité des camerounais). Alors attention aux chiffres… lol !

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