Libreville a célébré, le 27 octobre, la Journée des Nations Unies autour du thème «Le multilatéralisme, le dialogue entre les peuples et la responsabilité collective face aux crises mondiales ». Organisée par le Système des Nations Unies au Gabon et le ministère des Affaires étrangères, la cérémonie a réuni la cheffe de la diplomatie gabonaise, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, la Coordonnatrice résidente de l’ONU, Fatou Aminata Lo, et le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye. Au-delà de la commémoration du 81e anniversaire de l’Organisation, cette rencontre a réaffirmé la nécessité d’une coopération internationale face aux conflits, aux inégalités et aux bouleversements climatiques. 

Tassyla-ye-Doumbeneny, Aminata Lo et Onanga M. Ndiaye à la célébration de la journée des Nations Unies à Libreville. © GabonReview

 

La Journée des Nations Unies a été commémorée, le 27 octobre, à Libreville, sous le thème «Le multilatéralisme, le dialogue entre les peuples et la responsabilité collective face aux crises mondiales ». Initiative du Système des Nations Unies au Gabon et du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie, accueillie à l’Assemblée nationale, la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-ye-Doumbeneny, la Coordonnatrice résidente de l’ONU, Fatou Aminata Lo, et le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye. Elle marquait le 81e anniversaire de l’Organisation, fondée pour préserver la paix, promouvoir le développement et défendre les droits humains.

«Aucun État ne peut faire face seul aux défis de notre temps»

«Aucun État ne peut faire face seul aux défis de notre temps», a fait savoir la ministre des Affaires étrangères à l’ouverture de cette journée, défendant un multilatéralisme plus représentatif, inclusif et efficace, notamment à travers la réforme du Conseil de sécurité pour une meilleure représentation de l’Afrique.

Partenaire des Nations Unies depuis son admission le 20 octobre 1960, le Gabon entend, en effet, consolider cette coopération au service du développement durable, de la paix et des droits humains. Et Fatou Aminata Lo a rappelé la portée de cet engagement. «L’humanité n’a d’avenir que si nous œuvrons ensemble pour faire progresser la paix, le développement et les droits humains», a-t-elle indiqué.

Les diplomates onusiens, des membres du gouvernement gabonais, des députés et des participants à la célébration de la journée des Nations Unies à Libreville. © GabonReview

En 2025, cette collaboration a notamment permis de vacciner 52 000 enfants contre la rougeole et la diphtérie, d’améliorer l’accès à l’eau potable pour 22 600 personnes et de mobiliser près de 500 jeunes autour de l’action climatique. Autant de résultats qui illustrent l’impact réel du partenariat sur les populations.

«La coopération entre les États demeure essentielle à la préservation durable de la paix»

Pour Michel Régis Onanga M. Ndiaye, cette célébration constitue également une occasion de réaffirmer l’attachement du pays au dialogue et aux solutions concertées. «Dans un contexte international marqué par de nombreuses tensions, la coopération entre les États demeure essentielle à la préservation durable de la paix», a-t-il déclaré. Entre la mise en œuvre du Plan-cadre de coopération 2023-2027 et la préparation du prochain cycle 2028-2032, l’enjeu est désormais d’accélérer les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Une ambition commune fondée sur la confiance, la solidarité et la responsabilité collective, afin de traduire les engagements internationaux en améliorations visibles des conditions de vie.

Pour cette cérémonie, des jeunes sont intervenus pour évoquer leur place dans le multilatéralisme. Kimberly Mouckala Mouckala, étudiante, Chancellia Mvou Kiba, Jeune leader, et Alvina Ntsame Akono, entrepreneure, ont, tour à tour, exprimé leur vision de ce qui devrait et pourrait être fait avec l’apport de la jeunesse. Elles ont parlé d’elles, de leurs expériences afin d’inspirer d’autres jeunes, mais surtout pour interpeller les décideurs.

La journée a, de même, davantage été agrémentée par un panel de discussion autour de «la restauration de la confiance dans le multilatéralisme : perspectives croisées».

 
GR
 

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