Koula-Moutou : deux Gabonais incarcérés pour tentative présumée de profanation de tombe
Thierry Moudiekou Midi, 43 ans, conducteur d’engins, et Marcel Mabiocko, 52 ans, tradipraticien, séjournent depuis le 4 juin dernier à la maison d’arrêt de Koula-Moutou. Les deux hommes, de nationalité gabonaise, ont été placés sous mandat de dépôt par le parquet de la République pour une tentative présumée de profanation de tombe, selon des sources bien informées. L’affaire a débuté à la suite d’une plainte déposée à l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) de l’Ogooué-Lolo par la famille de feu Niombo, avec le soutien du chef de regroupement de Ndangui, Lambert Massoussa.

Thierry Moudiekou Midi et Marcel Mabiocko. © D.R.
Après la plainte déposée à l’antenne provinciale de la Police judiciaire (PJ) de l’Ogooué-Lolo par la famille de feu Niombo, avec le soutien du chef de regroupement de Ndangui, Lambert Massoussa, pour une tentative présumée de profanation de tombe, les investigations menées par les enquêteurs ont permis d’interpeller deux suspects au village Mouila-Pouvi. Il s’agit de Thierry Moudiekou Midi, 43 ans, conducteur d’engins, et de Marcel Mabiocko, 52 ans, tradipraticien.
Selon les premiers éléments de l’enquête, ils seraient «coutumiers des faits». Entendus par les services compétents, Thierry Moudiekou Midi et Marcel Mabiocko ont ensuite été inculpés et placés en détention provisoire, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire. Les autorités poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations exactes qui auraient conduit les deux hommes à s’intéresser à la sépulture visée ; un acte que plusieurs habitants de Koula-Moutou associent à une pratique à caractère fétichiste.
Un signal fort contre les pratiques susceptibles de porter atteinte à la mémoire des défunts
Les autorités judiciaires de la septième région administrative du Gabon entendent rappeler la gravité de tout acte portant atteinte à l’intégrité des sépultures et à la mémoire des défunts. Comme l’a rappelé le parquet de Koula-Moutou, la profanation de tombes constitue un délit prévu et puni par le Code pénal gabonais. Les personnes reconnues coupables s’exposant notamment à une peine pouvant atteindre cinq ans d’emprisonnement et à une amende de 10 millions de francs CFA, selon les dispositions applicables.
Les autorités appellent ainsi les populations à la vigilance et les encouragent à signaler aux services compétents tout acte de vandalisme ou de profanation. Pour les Logovéens, cette incarcération constitue un signal fort contre les pratiques susceptibles de porter atteinte à la mémoire des défunts et à la paix sociale.
















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