La semaine dernière, trois coiffeuses ont été arrêtées à Birmingham, aux États-Unis, après une altercation autour du prix des tresses réalisées sur une cliente qui a fini séquestrée et violentée. Deux des suspectes, Julia Ondo et Gwladys Audrey Nzinga Koumba, sont originaires du Gabon.

Un moment de l’agression présumée. © Capture d’écran/TikTok

 

Un incident survenu la semaine dernière dans un salon de coiffure de Birmingham, dans l’État de l’Alabama (comté de Jefferson aux États-Unis), a pris une tournure judiciaire majeure après qu’une cliente a affirmé avoir été retenue contre son gré et agressée lors d’une dispute sur le prix de ses tresses. La propriétaire du salon de coiffure Mama Gifted Hands et deux de ses employées ont été arrêtées et inculpées d’enlèvement au premier degré et d’agression au troisième degré, selon la police locale.

Les faits

Le vendredi 21 novembre 2025, Jessica Odom s’est rendue au salon situé sur Parkway East après avoir convenu par SMS d’un tarif de 200 dollars pour des tresses boho knotless. Dans une vidéo TikTok devenue virale — plus d’un million de vues selon les médias américains —, Odom a tenu à raconter sa mésaventure : «On m’a dit que je ne pouvais pas partir […] Ils m’ont arraché mes vrais cheveux […] J’ai été menacée, enfermée».

La cliente affirme qu’après avoir payé en espèces, les coiffeuses lui ont réclamé 50 dollars supplémentaires pour l’utilisation de cheveux humains. Lorsqu’elle a refusé et tenté de quitter les lieux, elle aurait été repoussée à l’intérieur du commerce et tirée par les cheveux.

La police de Birmingham est intervenue rapidement. Odom ajoute : «Elle essayait encore de me couper les cheveux, mais l’agent a dû lui répéter à plusieurs reprises qu’elle n’avait pas le droit de me toucher.»

Pas de possibilité de caution

Le sergent LaQuitta Wade a confirmé que les trois suspectes — Aissatou Camara (32 ans), Julia Ondo (30 ans) et Gwadys Audrey Nzinga Koumba (45 ans) — ont été placées en détention sans possibilité de caution à la prison du comté de Jefferson. Selon les informations recueillies, Julia Ondo et Gwladys Audrey Nzinga Koumba sont originaires du Gabon, ce qui a suscité une vive réaction au sein de la diaspora gabonaise aux États-Unis. L’affaire est suivie de près par les communautés africaines locales, qui s’inquiètent de l’impact de cette médiatisation sur l’image des salons de coiffure tenus par des immigrantes africaines.

Ce cas met également en lumière les tensions fréquentes autour des prix pratiqués dans certains salons de coiffure spécialisés dans les tresses, où les malentendus sur les suppléments (cheveux fournis, durée de la prestation) peuvent dégénérer. Mais rarement ces disputes atteignent un tel niveau de violence et d’accusations criminelles.

La vidéo de Jessica Odom, largement partagée sur TikTok et Facebook, a provoqué un débat sur les réseaux sociaux, notamment au sujet des pratiques commerciales dans les salons de coiffure afro-américains et africains aux États-Unis.

Les trois femmes devront comparaître devant la justice du comté de Jefferson dans les prochaines semaines. Elles encourent de lourdes peines si les charges d’enlèvement et d’agression sont retenues.

 
GR
 

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