L’École d’application du service de santé militaire de Libreville (EASSML) a célébré, ce lundi 22 juin 2026 à Libreville,  la fin de la formation de sa 17e promotion interafricaine des officiers médecins. Composée de 34 stagiaires militaires issus de treize pays francophones, cette cuvée a été honorée au cours d’une cérémonie solennelle présidée par la ministre d’État en charge de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa.

Photo de famille à l’issue de la cérémonie de fin de formation de la 17 e promotion des médecins stagiaires militaires, le 22 juin 2026 à Libreville. © GabonReview

 

Après neuf mois de formation intensive, les officiers médecins ont reçu les félicitations des autorités civiles et militaires. Selon le médecin-colonel Léandre Nguiabanda Lendebi, commandant de l’établissement, les stagiaires ont bénéficié d’un enseignement complet alliant théorie, pratique et immersion sur le terrain. «Seize officiers médecins stagiaires ont bénéficié durant neuf mois d’une formation de qualité basée sur des cours théoriques, des travaux pratiques sur mannequins et simulateurs, des stages hospitaliers au sein de deux hôpitaux militaires, ainsi qu’un stage d’aguerrissement en forêt tropicale», indique-t-il.

Cette 17e promotion porte désormais le nom de Huguette-Yvonne Niyana Ekoume épouse Awori Onanga, présidente du Sénat et marraine de la promotion. Une distinction qui témoigne de la reconnaissance accordée à cette haute personnalité de l’État.

La promotion baptisée Huguette-Yvonne Niyana Ekoume épouse Awori Onanga

S’adressant à ses filleuls, la présidente du Sénat a plaidé pour une meilleure ouverture des futurs  médecins militaires aux réalités du continent, notamment celles du monde rural. «J’appelle à la mobilité et à des voyages d’études afin de s’imprégner des réalités extérieures. Mais, en tant que présidente du Sénat, instance de représentation des collectivités locales, je voudrais faire un plaidoyer pour que les voyages d’études soient également orientés vers le monde rural, dont les populations ont besoin de soins de santé de qualité et de proximité. Il est évident qu’en Afrique, les zones d’intervention des médecins militaires ne sont pas loin des zones rurales», a-t-elle déclaré, avant d’assurer que son institution restait disposée à examiner les modalités de mise en œuvre d’une telle approche.

Les médecins de la 17e promotion des médecins militaires. © GabonReview

Tout en saluant les efforts consentis par les lauréats, la marraine les a exhortés à cultiver les valeurs de fraternité et de solidarité au-delà des frontières nationales. «La 17e promotion que vous formez est jeune, ce qui augure une longue et fructueuse carrière au sein de vos différents corps. (…) J’ai pu voir, en échangeant avec vous, la fraternité, la cohésion et l’harmonie existant entre les membres de votre promotion. Je souhaiterais vivement que de telles valeurs s’étendent au-delà de la géographie de vos pays respectifs et que vous envisagiez de former un véritable réseau de médecins militaires capables d’apporter des réponses aux préoccupations sanitaires des populations africaines», a-t-elle souligné.

Prenant la parole à son tour, la ministre d’État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, a rappelé la portée symbolique de cette cérémonie qui marque l’entrée de nouveaux professionnels de santé dans les forces armées africaines. «Chers lauréats, vous êtes aujourd’hui des médecins militaires. Et cette dualité est au cœur même de votre identité professionnelle. Médecin d’abord : vous avez prêté serment de soigner, de soulager et de préserver la vie sans distinction. Militaire ensuite : vous avez juré fidélité à la Nation, à la discipline et au devoir, y compris dans les conditions les plus éprouvantes», a-t-elle déclaré.

Pour la membre du gouvernement, ces deux vocations sont indissociables. «Être médecin militaire, c’est soigner là où l’engagement est total. C’est intervenir dans des contextes parfois complexes, parfois critiques, avec compétence, sang-froid et compassion. C’est garantir à nos soldats engagés sur le terrain qu’ils ne seront jamais seuls face au risque», a-t-elle insisté.

À travers cette nouvelle promotion, l’EASSML confirme sa vocation régionale et son rôle central dans la formation d’une élite militaire africaine. Au-delà des diplômes remis, cette cérémonie aura consacré l’émergence d’une nouvelle génération de praticiens appelés à conjuguer expertise médicale, sens du devoir et engagement au service de la paix, de la sécurité et de la santé des populations du continent.

Thecia Nyomba 

 
GR
 

0 commentaire

Be the first one to leave a comment.

Post a Comment