La première phase de la centrale solaire de Plaine Ayémé, d’une capacité de 30 MWc, a été inaugurée, samedi 5 septembre 2026, en présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, et d’une délégation d’hommes d’affaires des Émirats arabes unis. À terme, le projet doit atteindre 120 MWc et contribuer à sécuriser l’approvisionnement électrique du Grand Libreville.

Une vue de la centrale solaire de Plaine Ayémé. © D.R.

 

Le solaire gagne du terrain dans le mix énergétique gabonais. Située à une trentaine de kilomètres de Libreville, la centrale solaire de Plaine Ayémé a officiellement été inaugurée pour sa première phase ce week-end.

Cette première tranche, portée par SOLEN SA, représente 30 MWc, auxquels s’ajoute un système de stockage par batteries d’une capacité de 8 MWh. Le projet doit progressivement atteindre une capacité totale de 120 MWc, renforçant ainsi la contribution des énergies renouvelables à l’alimentation électrique du pays. La cérémonie s’est déroulée en présence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, ainsi que d’une délégation d’hommes d’affaires émiratis conduite par Mohammed Bin Tala, ministre adjoint chargé des échanges d’expériences gouvernementales des Émirats arabes unis.

Déjà 9 MWc injectés dans le réseau

La mise en service de la centrale ne constitue pas un démarrage à zéro. Depuis le 20 octobre 2024, 9 MWc sont déjà injectés dans le Réseau interconnecté de Libreville, participant à l’alimentation électrique de la capitale et de ses environs.

Pour permettre l’évacuation de la production, une ligne électrique de 90 kV sur 10 kilomètres relie désormais la centrale au poste de Ntoum 2. Ce dernier a également fait l’objet d’une extension dans le cadre du projet.

Réalisée en Partenariat public-privé (PPP), l’infrastructure représente un investissement annoncé de 150 millions d’euros, soit environ 98,7 milliards de francs CFA.

« Un mix énergétique plus diversifié, plus fiable et durable »

Scène de l’inauguration avec le vice-président du gouvernement et les investisseurs émiratis. © D.R.

Pour le gouvernement, Plaine Ayémé doit contribuer à répondre à l’un des principaux défis du secteur électrique : réduire la dépendance aux sources thermiques tout en améliorant la fiabilité de l’approvisionnement.

« Cette centrale représente bien plus qu’une infrastructure. Elle est le symbole de notre ambition : un mix énergétique plus diversifié, plus fiable et durable », a déclaré le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie.

La montée en puissance du site reste toutefois conditionnée à la résolution de plusieurs contraintes. Le gouvernement évoque notamment des difficultés techniques et administratives, ainsi que la nécessité de sécuriser le paiement des factures et de finaliser certains accords contractuels.

Le solaire appelé à monter en puissance

Au-delà de Plaine Ayémé, les autorités entendent accélérer le développement d’autres projets solaires afin de réduire progressivement la part du thermique dans la production électrique nationale.

L’objectif affiché est double : diversifier les sources de production et améliorer durablement l’accès à l’électricité, notamment dans le Grand Libreville où la demande demeure soutenue.

Inscrite dans les orientations du Plan national de croissance et de développement, la centrale de Plaine Ayémé apparaît ainsi comme l’un des projets structurants de la transition énergétique engagée par le Gabon. Sa montée en puissance doit désormais permettre de mesurer concrètement sa contribution à la sécurisation du réseau et à l’amélioration de la desserte électrique.

 

 
GR
 

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