Le chef de l’État a effectué, ce lundi 27 juillet, une visite de terrain sur le chantier du nouvel immeuble des Affaires étrangères, où il a exigé des responsables du projet un accélération du rythme des travaux.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, index tendu vers le chantier, instruit les responsables présents d’accélérer le rythme des travaux, ce lundi 27 juillet 2026. À droite, le vice-président de la République, Barro Chambrier. © Communication présidentielle

 

Après avoir raccompagné à l’aéroport international Léon-Mba son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est rendu ce lundi 27 juillet sur le site des Affaires étrangères. Une visite inopinée venue rappeler que la modernisation des infrastructures publiques demeure, pour le chef de l’État, un chantier suivi de très près.

Penché sur les finitions extérieures, le chef de l’État s’enquiert du niveau d’avancement du nouvel immeuble des Affaires étrangères. © Communication présidentielle

Cette inspection illustre une méthode devenue familière depuis l’accession d’Oligui Nguema à la magistrature suprême : la vérification directe, sur le terrain, de l’avancement des projets jugés prioritaires. Loin des rapports d’étape transmis par voie hiérarchique, le président semble privilégier le contrôle visuel et l’échange immédiat avec les équipes en charge des travaux, une pratique qui tend à s’imposer comme une marque de gouvernance.

Deux bâtiments, deux calendriers distincts

Le site des Affaires étrangères se compose en réalité de deux édifices contigus, dont il convient de ne pas confondre les trajectoires. Le premier est un immeuble neuf, dont la construction, abandonnée sous le régime déchu, a repris et touche aujourd’hui à sa fin. C’est ce bâtiment que le président a inspecté ce lundi, et c’est lui qui devrait être inauguré à la faveur de la fête de l’indépendance, le 17 août prochain.

Le second est l’ancien Hôtel des Affaires étrangères proprement dit, immeuble plus ancien ayant cristallisé depuis plusieurs années les critiques sur le fonctionnement de la diplomatie gabonaise, en raison notamment de sa vétusté et de l’exiguïté de ses espaces de travail. Ses travaux de réhabilitation, engagés séparément, se poursuivent selon un calendrier distinct.

Une échéance qui éclaire l’instruction présidentielle

Au cours de la visite, le président de la République a exigé des responsables du projet une accélération du rythme des travaux, afin d’en garantir l’achèvement dans les délais impartis. Selon une source proche du dossier, c’est le nouvel immeuble qui ferait partie des ouvrages devant être inaugurés à l’occasion de la fête de l’indépendance. Une échéance qui donne tout son sens à la fermeté du ton employé par le chef de l’État sur le terrain.

Cette perspective replace l’instruction présidentielle dans un calendrier resserré, à peine trois semaines séparant la visite de la date symbolique retenue. Elle traduit une volonté de sécuriser, jusque dans les derniers détails, un chantier appelé à devenir l’une des vitrines matérielles de la commémoration.

Un signal politique adressé à l’administration

À travers cette descente de terrain, le chef de l’État réaffirme sa détermination à conduire une administration plus performante et davantage tournée vers le service aux citoyens. Le message, adressé autant aux services techniques qu’à l’opinion, s’ajoute à une série de sorties similaires par lesquelles le président entend incarner une présidence de proximité, attentive à la matérialisation concrète des chantiers annoncés, à quelques semaines d’une fête de l’indépendance qui s’annonce comme une vitrine de ces réalisations.

 
GR
 

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