Paris, ambassade du Gabon : Sous Oligui, la diaspora rallume un brasier familier sous Ali Bongo
Un collectif de Gabonais de l’extérieur, appuyé par l’organisation Gab’Action, a lancé un appel à rassemblement pacifique devant l’ambassade du Gabon à Paris, samedi 25 avril à 12h. L’initiative, relayée par une affiche largement diffusée sur les réseaux sociaux, pointe des détenus en isolement, des lois jugées liberticides et un climat politique qui rappelle, à bien des égards, les heures les plus sombres de l’ère Bongo.

Paris, 2016 – Paris, 2026 : Le même trottoir, un autre nom au pouvoir. Gab’Action et les organisateurs du 25 avril 2026 n’ont visiblement pas oublié. © BBC
Le lieu choisi n’est pas anodin. C’est depuis ce même périmètre parisien qu’en septembre 2016, plus de deux mille membres de la diaspora gabonaise avaient commencé des marches, ayant duré des années, jusqu’à l’ambassade de l’avenue Raphaël pour exiger le départ d’Ali Bongo, au lendemain d’une élection présidentielle contestée. Dix ans plus tard, les pancartes ressortent, mais sous un autre régime.
Cette fois, les organisateurs pointent deux cas emblématiques. Celui de l’activiste Bob Mengome, alias «Matricule 212», que ses proches disent privé de visites et de soins. Et celui d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, président de l’EPG et ancien Premier ministre, arrêté sans convocation par des hommes cagoulés, placé sous mandat de dépôt et désormais, selon son parti, en isolement total : aucun contact avec sa famille ni ses avocats depuis son incarcération.
Quand le droit devient bâillon
La porte-parole du collectif, Eloïse Bouanga, ne mâche pas ses mots. «Le gouvernement de monsieur Brice Clotaire Oligui Nguema transforme le droit en arme de dissuasion», déclare-t-elle, citée par le média gabonais en ligne Le Confidentiel. Dans son viseur : la réforme du code de la nationalité et les nouvelles dispositions encadrant l’espace numérique. «Un simple partage sur les réseaux sociaux peut désormais conduire en prison», ajoute-t-elle, évoquant des peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement et des amendes atteignant 50 millions de FCFA.
Sur Facebook notamment, l’affiche de Gab’Action indique : «Pour les libertés : Non à la restriction des libertés fondamentales (…) Non aux arrestations arbitraires : Libérez les prisonniers d’opinion (…) Pour la justice et l’état de droit : Le Gabon mérite mieux (…) Notre voix compte : Ensemble, disons non à l’injustice».
La rue comme dernier recours
Le rassemblement, statique, se tiendra sur le trottoir à l’angle de la chaussée de la Muette et de l’avenue du Ranelagh (Paris 16e), métro La Muette ou Ranelagh. Sur leur page Facebook, les organisateurs appellent «toutes les personnes attachées aux libertés publiques, à la dignité humaine et à la démocratie à se joindre à ce rassemblement pacifique» et à venir nombreux, drapeaux et panneaux en main, dans un esprit qu’ils décrivent comme «pacifique et déterminé». L’objectif affiché : documenter, témoigner, et faire en sorte que «le monde entende».
Car c’est bien là l’enjeu de ces mobilisations extérieures : suppléer, depuis les trottoirs de l’étranger, à une parole que beaucoup jugent désormais impossible à tenir depuis Libreville. Pendant que les prétoires gabonais s’activent et que le législateur resserre l’étau numérique, la diaspora choisit la seule tribune qui lui reste. Pendant que Libreville légifère, Paris se lève.













2 Commentaires
Pas étonnant. Celui-la même qui était aux commandes de la Garde Présidentielle non Républicaine tient en joug tout ce qui ose bouger. Que personne ne bouge. Chaque peuple n’a que le président qu’il mérite.Pauvre Akoma Mba qui y avait pourtant cru!
****La diaspora Ganonaise est de retour en France, au Trocadéro, devant l’ambassade du Gabon à Paris et partout sur tous les fronts désormais pour garantir les libertés : expression et humaine, la liberté de se mouvoir (d’aller et venir, de dire où dénoncer les disparités criardes des richesses détenues par un tout petit groupe de fils de prolétaires). Le Gabon appartient aux enfants des (9) neuf provinces. Car, Un pays pétrolier avec du bois, du manganèse, uranium, de l’or, fer, potasse, poisson, ne peut demeurer sur déjà 58 années à partir d’Omar Bongo à avril 2026 sans eau courante au robinet bien entretenue et une électricité de qualité , Ce, même à la capitale Libreville. C’est le CAUCHEMARD d’avoir été colonisé par la France, qui, laquelle tire tous (la quasi-totalité)ses bénéfices du Gabon : arle atomique, c’est l’uranium du Gabon (taper OKLO), LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE VÉOLIA EST VENUE SE REMPLIR « LES POCHES » SUR LE CONTRIBUABLE GABONAIS SUR 20 ANNÉES où, la tuyauterie en galva et en laiton a été remplacée par du plastique (tuyaux en plastique); dis donc, voyez-vous la GROSSE SUPERCHERIE ! VÉOLIA NE SE LE PERMETTRAIT PAS DE FAIRE CELA DANS LES ÉMIRATS, NON !? Mille millions de mille sabords, dirait, Le Captain ADHOC. La France par ses réseaux Libanais, aussi, ruine le Gabon et les pays d’Afrique Francophone, nous l’avons compris ! Cette France agit par prêt-nom désormais EN CATIMINI ! Au regard de tout ce qui se passe dans le golfe persique au Moyen-Orient, la France ne s’inquiète pas plus, parce qu’elle compte TOUJOURS HABITUELLEMENT sur les vieux qui ont géré le pays Gabon avec Omar Bongo Père, de vrais traîtres à la nation, qu’il FAUT MAINTENANT s’en débarrasser au plus vite. TROP DE MILLIARDS DE FCFA ET D’EUROS PARTIS EN FUMÉE POUR ENGRAISSER LA FRANCE, D’AUTRES RESSORTISSANTS AFRICAINS DE L’OUEST ET CIE AU DÉTRIMENT DES AUTOCHTONES GABONAIS. CE DÉSASTREUX DÉSÉQUILIBRE DOIT PRENDRE FIN. Merci