Rentrée scolaire 2026-2027 : à Libreville, les écoles ouvertes, mais les cours encore au ralenti
Ce lundi 7 septembre a marqué, sur le papier, le coup d’envoi de la rentrée scolaire 2025-2026 au Gabon. Dans la plupart des établissements publics visités à Libreville, la capitale, les portes sont bien ouvertes, les grilles franchies, mais les salles de classe restent souvent clairsemées. «Ce travail, y compris celui de la confection des emplois du temps et de la répartition des salles de cours, risque encore de nous prendre toute cette semaine, voire même la semaine prochaine», confie un responsable d’école sous couvert d’anonymat, résumant une réalité partagée par de nombreux directeurs.

Quelques parents et élèves, dans une école de Libreville, lors de la rentrée scolaire 2026-2027. © D.R.
Officiellement, la rentrée scolaire 2026-2027 a bien eu lieu ce lundi 7 septembre au Gabon. Mais sur le terrain, notamment dans plusieurs établissements publics visités dans le Grand-Libreville, la reprise apparaît davantage comme une mise en route progressive que comme un véritable retour en classe.
Reprise à deux vitesses
À l’École publique de Dragages, au lycée Raymond Boucka de Mindoubé 2 ou encore au CES de la Cité Damas, les inscriptions et réinscriptions ont encore occupé une bonne partie de la matinée. Au lycée d’Application Nelson-Mandela, malgré la présence d’élèves en uniforme, les démarches administratives battaient leur plein et les cours n’ont pas véritablement démarré. Pendant ce temps, dans un établissement, le lycée privé fondation Mbele, les cours ont directement repris. Les professeurs ont répondu présent dans le but de ne pas perdre du temps sur le calendrier établi par les autorités de l’Éducation nationale.
Cette reprise à deux vitesses s’explique en partie par le retard accumulé par certains parents dans l’accomplissement des formalités. Dans plusieurs mairies de Libreville, notamment au sixième arrondissement, de longues files d’attente se sont formées devant les services chargés de légaliser les documents nécessaires aux dossiers d’inscription. Des parents doivent encore compléter leurs pièces, obtenir des légalisations ou régler les dernières formalités avant de pouvoir finaliser leur démarche.
Dans les établissements eux-mêmes, l’administration continue donc de recevoir des familles arrivant par vagues. «Ce travail, y compris celui de la confection des emplois du temps et de la répartition des salles de cours, risque encore de nous prendre toute cette semaine, voire même la semaine prochaine», a prévenu un responsable d’école.
Les prochains jours permettront de mesurer si ce démarrage en douceur n’est qu’un retard de quelques jours
À ces lenteurs administratives s’ajoutent les difficultés financières qui pèsent sur certaines familles. Fournitures scolaires, uniformes, frais liés aux inscriptions et déplacements constituent autant de dépenses qui n’ont pas encore pu être entièrement assumées par tous les ménages. Pour certains parents, la rentrée aurait même dû être repoussée de quelques jours, le temps de réunir les moyens nécessaires.
«Nous n’étions pas prêts», a confié en substance un parent, expliquant ne pas disposer de suffisamment d’argent pour régler tous les détails de la rentrée. Dans ces conditions, plusieurs familles ont choisi de différer le retour effectif de leurs enfants en classe, tandis que d’autres poursuivent encore les achats et les démarches administratives.
Le contraste est toutefois net d’un établissement à l’autre. Dans la plupart des établissements, quelques élèves, enseignants, personnels administratifs et parents étaient bien présents, même si certaines inscriptions restaient à finaliser. Derrière la date officielle du 7 septembre se dessine une rentrée scolaire à plusieurs rythmes. On a une administration qui ouvre ses portes, des parents encore engagés dans les formalités, des familles confrontées aux contraintes financières et des salles de classe dont certaines attendent encore leurs effectifs.
Les prochains jours permettront de mesurer si ce démarrage en douceur n’est qu’un retard de quelques jours ou le symptôme de difficultés plus structurelles.
















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