Rentrée scolaire 2026-2027 : Camélia Ntoutoume-Leclercq veut une «école moderne, juste et ambitieuse»
À la veille de la reprise effective des classes, le 7 septembre, au Gabon, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a adressé à la communauté éducative un discours d’orientation pour l’année scolaire 2026-2027. Placée sous le signe du «travail, de la discipline, de l’innovation et de l’excellence», cette rentrée s’inscrit dans la continuité des réformes engagées, avec pour ambition de consolider la transformation du système éducatif gabonais autour de l’élève, de l’enseignant et de la qualité des apprentissages.

La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, lors de son allocution, le 6 septembre 2026. © D.R.
À 24 heures de la rentrée scolaire de ce lundi 7 septembre, sur l’ensemble du territoire national, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a livré son message à la communauté éducative. Une allocution placée sous le signe du «travail, de la discipline, de l’innovation et de l’excellence», mais aussi de la continuité des réformes engagées pour moderniser l’école gabonaise.
«La rentrée scolaire constitue toujours un moment privilégié dans la vie de notre Nation. Elle est un temps de retrouvailles, l’heure d’un bilan, mais avant tout l’élan d’un nouveau départ», a-t-elle déclaré, tout en revenant sur une année précédente marquée par des tensions sociales et le dialogue tripartite engagé a notamment permis de régulariser 2 668 situations administratives sur les 4 000 recensées, soit un taux de réalisation de 66,70 %.
Inclusion, sécurisation des établissements et protection des élèves
Sur le plan pédagogique, la ministre a mis en avant les performances enregistrées aux examens nationaux : 98,70 % de réussite au CEP, 66,27 % au BEPC, 85,55 % au baccalauréat général et 92,29 % au baccalauréat technologique et professionnel. Ces résultats accompagnent une volonté de transformation des pratiques d’enseignement, avec la généralisation progressive de l’Approche par les compétences (APC), étendue cette année à la classe de troisième, parallèlement à la réforme du BEPC et à la généralisation de la filière Sciences et Technologies du Management et de la Gestion (STMG) dans le tertiaire technique.
«L’enseignant n’est plus seulement celui qui dispense un savoir académique vertical. Il est le concepteur de situations d’apprentissage qui amènent l’élève à agir et à réfléchir», a souligné Camélia Ntoutoume Leclercq. La formation continue des enseignants, le numérique et l’amélioration de la qualité des apprentissages apparaissent ainsi comme des priorités de cette nouvelle année scolaire.
L’effort porte également sur les conditions matérielles de scolarisation. Le bilan présenté fait état de 2 250 nouvelles places créées, de 1 000 tablettes numériques, 500 écrans interactifs et 85 778 manuels scolaires livrés, tandis que 42 250 tables-bancs doivent être progressivement mises en service. Le gouvernement maintient par ailleurs son ambition de construire 2 000 salles de classe à l’horizon 2032.
La ministre a aussi insisté sur l’inclusion, la sécurisation des établissements et la protection des élèves à travers le programme «École Zen», déployé notamment au Complexe scolaire d’Alénakiri avec l’appui de l’Unicef pour lutter contre les violences, les addictions, les grossesses précoces et les maladies sexuellement transmissibles. Pour les enseignants, le projet «Un enseignant, un titre foncier» constitue une autre priorité, avec 539 hectares annoncés, soit environ 7 000 parcelles de 500 m² destinées à améliorer leurs perspectives d’accès à la propriété.
Nécessité d’un dialogue permanent avec les partenaires sociaux
Camélia Ntoutoume-Leclercq a enfin appelé à une mobilisation de toute la communauté éducative autour de la réussite des élèves. Aux enseignants, elle a demandé «l’exemplarité, la rigueur, le sens de l’éthique et la conscience professionnelle», tout en réaffirmant la nécessité d’un dialogue permanent avec les partenaires sociaux.
Aux apprenants, elle a recommandé détermination, discipline et persévérance. Le véritable défi de cette rentrée sera désormais de traduire les engagements annoncés en améliorations concrètes dans les salles de classe. Il s’agit donc d’avoir des enseignants mieux accompagnés, des infrastructures opérationnelles, des équipements effectivement utilisés et des apprentissages plus solides. En guise de cap, la ministre d’État a lancé un appel. «Bâtissons ensemble une école gabonaise moderne, juste et ambitieuse, capable de former des esprits libres, des compétences solides et des citoyens responsables», a-t-elle fait savoir.
















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