Sabotage présumé à la SEEG : des agents auditionnés et trois interpellations
Après l’audition de plusieurs agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), trois d’entre eux, ont été interpellés, mercredi, par les forces de l’ordre, dans le cadre de l’enquête ouverte après l’interruption prolongée du service d’achat des unités d’électricité prépayée, Edan. Cette indisponibilité du système de vente, qui a duré plus de 96 heures, a fortement perturbé le quotidien de nombreux abonnés, contraints à l’impossibilité de recharger leurs compteurs et confrontés à des difficultés d’accès à l’électricité.

Trois personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur les dysfonctionnements de la SEEG. © AGPGabon
L’enquête ouverte à la suite du dysfonctionnement du système Edan a déjà permis l’audition et l’interpellation de trois agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), mercredi. Ces employés, tous rattachés à la direction des systèmes d’information (DSI), sont soupçonnés d’être impliqués dans cet incident ayant paralysé, pendant plus de 96 heures, l’achat des unités d’électricité prépayée à travers le pays. Cette panne prolongée a plongé de nombreux foyers dans l’obscurité et fortement perturbé les activités économiques, accentuant la pression sur les autorités et la direction de l’entreprise.
Les agents concernés, tous rattachés à la direction des systèmes d’information de la SEEG, sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans l’incident technique qui a paralysé la plateforme de vente des unités Edan. Selon les premiers éléments évoqués dans le cadre de cette enquête, l’entreprise aurait été victime d’une intrusion informatique assimilée à un acte de sabotage. «Il semblerait que nous avons subi une intrusion, une forme de sabotage qui a attaqué les systèmes d’information, avec comme conséquence l’arrêt des ventes Edan», a expliqué l’un des agents entendus, recruté comme expert support informatique depuis trois mois.
«Les responsables de cet incident répondront de leurs actes devant la loi»
Ces auditions et interpellations interviennent alors que le directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, a évoqué, dans une déclaration, la piste d’actes de malveillance après les premières investigations internes. Face à la gravité de la situation et aux conséquences pour les usagers, la direction générale avait annoncé la saisine des autorités compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette panne et d’identifier les éventuelles responsabilités. «Les responsables de cet incident répondront de leurs actes devant la loi», avait-il prévenu.
La SEEG, dont la mission est d’assurer la production, le transport et la distribution de l’eau et de l’électricité au Gabon, doit garantir la continuité d’un service indispensable au fonctionnement des ménages et des activités économiques. L’enquête en cours devra ainsi permettre d’établir les faits avec précision et de déterminer les responsabilités éventuelles dans le respect des procédures judiciaires.















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