«Sans fondement !» : la Mission Saint-Pie X réfute son excommunication
Excommuniée ? Pas si vite, répond la Mission Saint-Pie X. Une semaine après le communiqué de la Conférence épiscopale du Gabon annonçant sa mise au ban de l’Église, la communauté traditionaliste conteste le caractère définitif de la sanction. Elle affirme avoir introduit un recours canonique auprès du Vatican, procédure qui, selon elle, suspend l’application du décret et les sanctions qui y sont associées.

Le siège de la Mission Saint Pie X au Gabon. © D.R.
La Mission Saint-Pie X est sortie de son silence. Dans un communiqué publié le vendredi 17 juillet à Libreville, son supérieur, le père Paterne Longuelet, réfute les affirmations contenues dans le communiqué de la Conférence épiscopale du Gabon du 9 juillet 2026, qui faisait état de l’excommunication de la Fraternité Saint-Pie X par le pape Léon XIV et de la non-reconnaissance des mariages et confessions célébrés par cette communauté.
La Mission, antenne gabonaise de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, entend ainsi contester point par point la lecture des évêques du Gabon. Selon elle, le décret du 2 juillet 2026, signé par le cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi, ne mentionnerait pas explicitement une approbation du pape Léon XIV.
Un recours qui suspendrait tout
La communauté souligne surtout avoir déposé, le 13 juillet dernier, un recours préalable contre cette décision, conformément aux dispositions du Code de droit canonique. Elle affirme que ce recours suspend l’exécution du décret ainsi que les sanctions qui y sont attachées.
Par conséquent, elle estime qu’il n’est pas possible, à ce stade de la procédure, de parler d’excommunication, ni de considérer comme invalides les mariages et les confessions célébrés par ses prêtres. Elle rejette également toute qualification de schisme visant ses fidèles, soutenant que ces accusations sont «sans fondement».
Pas d’esprit de rupture
La Mission Saint-Pie X explique que cette démarche s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis plusieurs années avec le Saint-Siège. Elle espère que ce recours permettra aux autorités romaines de reconnaître que les consécrations épiscopales du 2 juillet dernier n’ont pas été accomplies dans un esprit de rupture avec l’Église, mais dans le souci, selon elle, de préserver la Tradition catholique.
En conclusion, le père Paterne Longuelet confie cette procédure à la Vierge Marie et invite les fidèles à prier pour l’Église catholique. Cette prise de position intervient une semaine après l’appel à la prudence lancé par les évêques du Gabon, signe que le fossé demeure entre la Fraternité et Rome.















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