La Direction générale des services spéciaux (DGSS) a récemment interpellé plusieurs personnes à Libreville dans le cadre d’opérations de lutte contre la criminalité. Gabonais et ressortissants béninois sont notamment mis en cause dans des affaires liées aux stupéfiants, à l’escroquerie et à l’usurpation de titre.

Quelques-uns des malfaiteurs interpellés.  © D.R.

 

À Libreville, la Direction générale des services spéciaux (DGSS) a récemment procédé à plusieurs interpellations, mettant au jour différents faits susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité publics, rapporte l’Union du 7 septembre 2026.

Parmi les dossiers présentés figure celui relatif au trafic et à la consommation de stupéfiants. Plusieurs personnes interpellées sont soupçonnées d’être impliquées dans la distribution de drogues dans différents quartiers de la capitale. Lors de leur audition, certains mis en cause auraient reconnu exercer cette activité depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

L’un des suspects affirme notamment s’être livré à la distribution de stupéfiants depuis près de deux ans dans le quatrième arrondissement de Libreville. 

Plus de 800 000 francs CFA soutirés

Une vue des stupéfiants saisis. © D.R.

L’opération de la DGSS ne s’est toutefois pas limitée au volet des stupéfiants. Les agents ont également présenté une affaire d’escroquerie impliquant un individu qui aurait usurpé la qualité d’un commandant de la Garde républicaine.

Selon les éléments présentés, le suspect aurait utilisé cette fausse qualité pour gagner la confiance de sa victime et lui soutirer de l’argent. Un ressortissant libanais aurait ainsi été délesté de plus de 800 000 francs CFA.

Interpellé par les services compétents, le mis en cause serait poursuivi pour usurpation de titre, escroquerie et abus de confiance. Une affaire qui illustre les méthodes utilisées par certains escrocs pour se prévaloir frauduleusement d’une fonction officielle afin de convaincre leurs victimes.

Les stupéfiants au cœur de plusieurs affaires

Autre dossier présenté par les services spéciaux : celui d’un jeune homme qui aurait, sous l’emprise présumée de stupéfiants, tenté de mettre le feu à un lieu d’habitation dans le but d’attirer l’attention de sa petite amie. Si les circonstances exactes de cette affaire restent à établir, celle-ci souligne une nouvelle fois les risques associés à la consommation de drogues, particulièrement lorsqu’elle intervient dans un contexte de tensions personnelles.

Par ces différentes opérations, la DGSS veut maintenir la pression sur les réseaux et individus impliqués dans des activités criminelles à Libreville. La diversité des affaires et des profils interpellés témoigne de la complexité des phénomènes auxquels les services de sécurité sont confrontés.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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