Dépistage du paludisme, déparasitage des enfants, distribution de moustiquaires et de préservatifs : la mairie du 2e arrondissement de Libreville, en collaboration avec le ministère de la Santé, a organisé le 11 juillet 2026 une journée médicale à l’école publique de la Cité Mébiame. Placée sous le thème «La promotion de la santé pour un changement de comportement», l’opération, troisième du genre en six mois, a rassemblé entre 500 et 600 personnes.

Le maire du 2e arrondissement de Libreville, Richard Obiang Ava faisant le dépistage du paludisme, le 10 juillet 2026. ©GabonReview

 

La mairie du 2e arrondissement de la commune de Libreville, en collaboration avec le ministère de la Santé, a organisé le 11 juillet 2026 une journée médicale à l’école publique de la Cité Mébiame sous le thème «La promotion de la santé pour un changement de comportement». Cette opération, à laquelle ont pris part le 6e adjoint au maire de la commune de Libreville, des chefs de quartiers et plusieurs services de santé, avait pour objectif de rapprocher les soins des populations vivant dans les zones les plus reculées de l’arrondissement.

Quelques étapes de la journée. © GabonReview

«Nous voulons opter pour un changement de comportement général de nos populations autour de certains fléaux, comme le VIH-SIDA, la tuberculose, le déparasitage des enfants, le paludisme et toutes autres pathologies qui font des ravages dans nos quartiers», a expliqué le maire du 2e arrondissement, Richard Obiang Ava.

Troisième opération en six mois

Et d’indiquer, dans le même élan, que cette démarche s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités et du maire de la commune de Libreville, Eugène Mba, de rapprocher les services municipaux des habitants. «Cette initiative est placée sous l’impulsion du maire de la commune de Libreville, Eugène Mba qui ne cesse de nous demander aussi d’aller toucher les faibles dans les quartiers», a-t-il expliqué. Il a rappelé que cette journée constitue la troisième opération médicale organisée en six mois, après des actions menées avec le SAMU social et une association de médecins.

Pour cette campagne, plusieurs programmes du ministère de la Santé étaient mobilisés, notamment ceux chargés de la lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose, le paludisme et les maladies parasitaires. Sensibilisation, dépistage du paludisme, déparasitage des enfants, distribution de moustiquaires imprégnées et de préservatifs, ainsi qu’une opération d’assainissement des cours d’eau figuraient au programme. Selon Richard Obiang Ava, la mobilisation a dépassé les attentes avec plus d’une centaine d’enfants enregistrés et une affluence estimée entre 500 et 600 personnes.

Briser le silence, briser la peur

Le 6e adjoint au maire de Libreville, Andy Makindey Nze-Nguema, a insisté sur l’importance du dépistage précoce et de la lutte contre les préjugés. «Il nous faut désormais briser le silence, briser la peur. Le VIH et le palu ne tuent pas simplement par le virus, ils tuent par la honte, par le silence et surtout par le retard au dépistage», a-t-il affirmé. Il a appelé les populations à se faire dépister, à parler sans tabou et à soutenir les personnes malades, tout en assurant que les autorités municipales poursuivront les campagnes de sensibilisation et les actions de proximité afin d’améliorer l’accès aux soins.

Trois opérations en six mois : le rythme témoigne d’une volonté municipale de faire de la santé de proximité un axe fort de son action. Les habitants de la Cité Mébiame, eux, espèrent que l’école publique du quartier n’aura pas accueilli sa dernière journée médicale.

 
GR
 

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