Visite d’État en France : Oligui Nguema scelle le rapprochement entre Air France et Fly Gabon
Reçu à Paris dans le cadre de sa visite d’État, le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema a accordé une audience à Anne Rigail, directrice générale d’Air France. Au cœur des échanges : un accord de partage de codes entre la compagnie française et Fly Gabon, attendu avant la fin de l’année, censé faire de Libreville un hub aérien régional.

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et Anne Rigail, directrice générale d’Air France, le 19 juillet 2026 à Paris. © Com. présidentielle
C’est la ministre française de la Culture, Catherine Pégard, qui a accueilli le chef de l’État à son arrivée sur le territoire français, le 19 juillet 2026, marquant le début de son programme officiel. Accompagné de son épouse, la Première dame Zita Oligui Nguema, le président de la République entame ainsi une visite d’État placée sous le signe du renforcement de la coopération économique entre Libreville et Paris.

Le chef de l’État s’entretenant avec la délégation d’Air France conduite par sa directrice générale, en présence de membres de la partie gabonaise, le 19 juillet 2026 à Paris. © Com. présidentielle
Dans la continuité de cette séquence protocolaire, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu Anne Rigail, directrice générale d’Air France. L’entretien a porté sur le partenariat stratégique liant le transporteur français à Fly Gabon, présenté par la présidence comme «un axe majeur de la coopération économique entre le Gabon et la France».
Un accord de partage de codes d’ici la fin de l’année
Déjà unies par un partenariat commercial, les deux compagnies entendent franchir un cap avec la mise en œuvre, d’ici la fin de l’année, d’un accord de partage de codes (code share). Concrètement, ce dispositif permettra à Fly Gabon de commercialiser des billets jusqu’à Paris sous son propre code, une première pour le pavillon national sur cette liaison stratégique.
Pour les voyageurs, la promesse est celle d’un réseau de correspondances élargi et d’une meilleure fluidité des déplacements entre l’Afrique centrale, l’Europe et le reste du monde. La présidence de la République anticipe également des retombées tarifaires : en développant les flux entre Libreville et Paris et en optimisant les capacités des deux compagnies, le partenariat devrait favoriser une meilleure compétitivité des prix sur cet axe très fréquenté.
Libreville, futur hub aérien régional ?
Au-delà de la dimension commerciale, cette évolution s’inscrit dans la vision du chef de l’État de faire de Libreville un hub aérien régional de référence. L’ambition affichée : stimuler les flux de passagers, arrimer le Gabon aux grands réseaux internationaux de transport, soutenir le développement du tourisme et accroître l’attractivité du pays auprès des investisseurs.
À travers cette audience, le président de la République réaffirme son engagement en faveur de partenariats structurants, créateurs de croissance, d’emplois et d’opportunités pour le Gabon. La coopération renforcée entre Air France et Fly Gabon illustre, selon la communication présidentielle, la volonté commune des autorités gabonaises et françaises de bâtir un partenariat durable, fondé sur une connectivité renforcée et le développement des échanges économiques entre les deux pays.
















1 Commentaire
C’est peut-être ce type de partenariat, fondé sur des intérêts réellement réciproques, que la France aurait dû développer depuis longtemps avec ses anciennes colonies, notamment les plus prospères. Elle a autrefois disposé d’une influence et d’un pouvoir qu’elle ne retrouvera probablement jamais. Elle aurait pu s’en servir pour bâtir des relations solides et durables, en créant des intérêts si étroitement liés que sa place privilégiée aurait été préservée de manière plus légitime et plus méritée.
Au lieu de cela, elle a trop souvent privilégié l’exploitation économique, le soutien à des régimes autoritaires, la corruption, la pression politique, la menace et parfois la force. À long terme, cette stratégie s’est révélée perdante aussi bien pour la France que pour ses anciennes colonies. Une politique fondée uniquement sur l’idée que « la France n’a pas d’amis, seulement des intérêts » ne pouvait être durable. Avec davantage de respect, de confiance et de coopération, elle aurait pu transformer une domination imposée en un partenariat presque inébranlable.