À Libreville, l’Afrique parlementaire fait des recommandations pour consolider l’après-transition
Les 15 et 16 juin à Libreville, une rencontre de haut niveau a réuni des responsables parlementaires africains, des experts et des partenaires pour discuter de la consolidation des acquis des transitions politiques. Axée sur le thème : «De la transition à la consolidation des acquis de la refondation : pour des Parlements crédibles, inclusifs et résilients», elle s’inscrit dans la continuité de la Déclaration de Libreville de mai 2025. L’objectif était de favoriser la coopération, partager les bonnes pratiques et soutenir les États en transition vers un ordre constitutionnel stable. Ce qui a abouti à des recommandations pour la consolidation de ces acquis.

Les présidents de l’UIP, des Assemblées nationales du Tchad et du Gabon et des experts à la clôture des travaux. © Presse Assemblée nationale
À Libreville, les 15 et 16 juin, les présidents des Parlements africains, les experts et de partenaires institutionnels, ont assisté à un rendez-vous consacré à la consolidation des acquis des Transitions politiques. Placée sous le thème : «De la transition à la consolidation des acquis de la refondation : pour des Parlements crédibles, inclusifs et résilients», cette rencontre, organisée par l’Assemblée nationale en partenariat avec l’Union interparlementaire (UIP) et International IDEA, s’inscrit dans le prolongement de la Déclaration de Libreville de mai 2025. Elle visait à renforcer la coopération interparlementaire, partager les bonnes pratiques et accompagner les États engagés dans des processus de transition vers un ordre constitutionnel durable. D’où la série de recommandations à l’issue des travaux.
Restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions
Lors des travaux, les participants ont dressé un état des lieux des dynamiques politiques en Afrique, en mettant en lumière les défis liés à la gouvernance démocratique en période de transition et de post-transition. Le Président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi, a rappelé, avec force, que «les institutions législatives doivent contribuer activement à la stabilisation et à la refondation de l’État, tout en renforçant le contrôle démocratique et la représentativité des citoyens». Dans la même veine, son homologue gabonais, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Il a de même souligné le rôle central des Parlements dans la consolidation de la légitimité démocratique et de l’État de droit.

Le Président de l’Assemblée nationale du Tchad, Ali Kolotou Tchaïmi. © Presse Assemblée nationale
Les échanges, structurés autour de plusieurs sessions thématiques, ont permis d’approfondir les leviers d’une transition réussie. Les experts Nassirou Arifari Bako et Ibrahima Niane ont mis en avant l’importance de bâtir des institutions robustes et de conduire des réformes structurelles durables. D’autres interventions, notamment celles de Socé Sène et Christine Atoemne Mensah, ont insisté sur l’impératif d’inclusion citoyenne, condition idoine à l’appropriation des réformes. Les discussions ont également porté sur des enjeux transversaux, tels que la sécurité, les droits humains et la gouvernance des ressources naturelles, considérés comme indissociables de la stabilité des États. Par ailleurs, la nécessité d’anticiper les défis émergents, notamment ceux liés aux nouvelles technologies, comme l’Intelligence artificielle (IA), a été soulignée. Ce qui appelle les Parlements à devenir de véritables acteurs de résilience.
Repenser le rôle des Parlements dans la consolidation d’institutions démocratiques solides
Au terme des travaux, une série de recommandations a été adoptée pour orienter l’action des institutions parlementaires africaines. Les participants ont préconisé le renforcement des capacités des Parlements afin d’améliorer leurs fonctions législatives et de contrôle, une implication accrue des citoyens, en particulier des jeunes et des femmes, dans les processus décisionnels, ainsi que l’adoption de réformes garantissant transparence, redevabilité et respect de l’État de droit.
Ils ont également insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération interparlementaire aux niveaux régional et international. Comme l’a souligné le Secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, «le partage d’expériences et le dialogue entre institutions constituent des leviers indispensables pour réussir les processus de transition». En se concluant sur ces engagements, le séminaire de Libreville s’affirme comme un cadre adéquat pour repenser le rôle des Parlements dans la consolidation d’institutions démocratiques solides, inclusives et résilientes en Afrique.















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