Le compte à rebours est lancé à la Baie des Cochons. Dans le cadre du vaste projet d’aménagement routier de Libreville, les autorités ont annoncé la démolition prochaine des habitations érigées sur l’emprise publique du site. À l’issue d’une rencontre avec les occupants, le gouverneur de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, a confirmé le lancement de l’opération par le génie militaire, destinée à libérer les espaces nécessaires à la construction de nouvelles voies.

Le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba lors de la rencontre avec les populations de la Baie des cochons, le 19 juin 2026. © GabonReview

 

Les habitations bâties sur le domaine public de la Baie des Cochons, dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville, tomberont à partir du 26 juin. C’est ce qu’a annoncé, le 19 juin 2026, le gouverneur de la province de l’Estuaire, Marie-Françoise Dikoumba, lors d’une rencontre avec les occupants du site, directement concernés par le projet de nouvelles voies urbaines.

Une vue de la réunion décisive. © GabonReview

L’opération s’inscrit dans l’aménagement d’un réseau routier articulé autour d’une voie principale traversant la Baie des Cochons, complétée de plusieurs embranchements reliant notamment l’arrière de l’hôpital, Petit-Paris et le carrefour Léon-Mba. Pour permettre à l’entreprise adjudicataire d’entamer les travaux, l’administration entend d’abord dégager les emprises. «Il est question aujourd’hui de libérer ces emprises pour que l’entreprise adjudicataire puisse procéder à la réalisation des routes annoncées», a expliqué Marie-Françoise Dikoumba.

Selon le gouverneur, nombre d’occupants se sont installés sur des espaces dépourvus de titres fonciers. «La loi est dure, elle est froide, mais c’est la loi», a-t-elle rappelé, précisant que des constats d’infraction ont déjà été dressés avec l’appui de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) et de la mairie. Des mises en demeure doivent être remises aux occupants avant la prise des arrêtés de démolition.

Les populations demandent un accompagnement de l’État

Face à cette décision, certains habitants reconnaissent avoir construit sur des emprises publiques, mais réclament un accompagnement pour quitter les lieux dans de meilleures conditions. Le gouverneur assure que l’objectif est un départ «en toute dignité», en laissant notamment aux occupants le temps de récupérer leurs biens avant l’intervention des équipes de démolition.

Le génie militaire entrera en action dès le vendredi 26 juin dans la zone de Sipagel, au niveau du carrefour Léon Mba et de la Baie des Cochons. Les opérations gagneront ensuite la voie longeant le local technique de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), avant de s’achever sur l’axe menant au rond-point de Petit-Paris.

Les occupants dont les constructions échappent à l’emprise des futures voies pourront, eux, prétendre à une indemnisation, conformément aux procédures en vigueur. Quant aux nouveaux axes, ils devront être livrés avant leur inauguration, prévue le 17 août par le chef de l’État.

 
GR
 

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