À l’approche de la COP31, Greenpeace Afrique et Brainforest réunissent, les 28 et 29 octobre à Libreville, plus de 50 participants de six pays pour faire converger les priorités régionales et transformer les engagements environnementaux en actions concrètes.

Le bassin du Congo est la deuxième plus grande forêt tropicale. © D.R.

 

Libreville accueille, les 28 et 29 octobre, la troisième Conférence régionale des organisations de la société civile (OSC) du Bassin du Congo. Organisée par Greenpeace Afrique et Brainforest, cette rencontre entend renforcer la coordination régionale face aux menaces pesant sur les forêts, les droits des communautés et l’accès aux financements climatiques. Placée sous le thème « Un bassin du Congo résilient : forêts, populations, finances et nature », elle réunira plus de 50 participants du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo.

L’urgence est réelle. Selon les données du World Resources Institute citées par les organisateurs, environ 780 000 hectares de forêts primaires ont disparu dans le Bassin du Congo en 2024. Parallèlement, les peuples autochtones et les communautés locales restent confrontés à l’insécurité foncière, à une participation insuffisante aux décisions et aux difficultés d’accès aux financements destinés à la conservation. Après Yaoundé en 2024 et Kinshasa en 2025, Libreville doit permettre de franchir une nouvelle étape : évaluer les engagements, identifier les blocages et définir une feuille de route commune. Les discussions porteront sur la gouvernance forestière, les droits des populations, la biodiversité et l’équité dans la distribution des financements climatiques.

« Le Bassin du Congo ne peut pas continuer à être présenté comme une priorité mondiale pour le climat et la biodiversité pendant que les communautés qui protègent quotidiennement ses forêts restent à la périphérie des décisions et des financements », souligne Toussaint Molenge, responsable du projet Forêts et Biodiversité à Greenpeace Afrique. À l’approche de la COP31, prévue en novembre, les participants ambitionnent d’adopter une Déclaration de Libreville pour porter leurs revendications auprès des gouvernements et des partenaires financiers. Pour Martial Djinang, secrétaire exécutif de Brainforest, l’enjeu est de rapprocher les politiques publiques des réalités du terrain. Reste à traduire ces ambitions en résultats mesurables. 

 
GR
 

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