Bifoun : le chantier du complexe scolaire à l’abandon, les familles interpellent les autorités
À Bifoun, dans le Moyen-Ogooué, les travaux du complexe scolaire lancé courant 2024 par le CTRI restent à l’arrêt plus de deux ans après. Faute d’établissement à proximité, des élèves continuent de parcourir de longues distances, poussant les familles à interpeller les autorités sur la reprise du chantier.

un bâtiment de stockage dégradé témoignent encore du projet. © GabonReview
À Bifoun, dans le Moyen-Ogooué, l’arrêt des travaux d’un complexe scolaire suscite l’inquiétude des populations. Lancé courant 2024 par le CTRI, le projet devait rapprocher les établissements des élèves et limiter les déplacements vers d’autres localités. Sur le terrain, le chantier semble aujourd’hui abandonné, alors que les apprenants continuent de parcourir de longues distances pour rejoindre leurs écoles.
Le délai d’exécution initial était fixé à douze mois, en témoigne la pancarte encore visible sur le site. La société adjudicataire, COREMAT, devait réaliser les travaux. Mais le site est désormais envahi par la végétation et seuls quelques matériaux ainsi qu’un bâtiment de stockage dégradé témoignent encore du projet.
Des déplacements qui inquiètent les parents

Le délai d’exécution initial était fixé à 12 mois, en témoigne cette pancarte. © GabonReview
En l’absence d’un établissement à proximité, certains élèves doivent emprunter des véhicules surchargés pour rejoindre leurs lieux d’apprentissage. Les familles redoutent les risques d’accident, particulièrement sur les routes sinueuses empruntées par les transporteurs. «Je voudrais demander au président, s’il vous plaît, de nous construire un lycée dans le district de Bifoun», implore un jeune élève originaire de la localité.
Les parents quant à eux dénoncent le décalage entre les annonces de lancement et l’absence de réalisation concrète.
La situation place ainsi les autorités éducatives devant une urgence à la fois scolaire et sociale. L’éloignement des établissements peut fragiliser l’assiduité, alourdir les dépenses des familles et exposer les enfants à des conditions de déplacement difficiles.
Des réponses attendues sur le chantier
Les habitants souhaitent désormais connaître les raisons de l’arrêt des travaux et les dispositions prévues pour leur reprise. La nouvelle équipe du ministère de l’Éducation nationale est particulièrement attendue sur ce dossier.
Le cas de Bifoun pose plus largement la question du suivi des investissements publics : respect des délais, contrôle des entreprises adjudicataires et continuité des chantiers engagés. Sans calendrier de reprise ni communication précise sur les obstacles rencontrés, le projet risque de prolonger une situation que les populations jugent préjudiciable à l’avenir des enfants.
















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