Riche d’un patrimoine naturel parmi les mieux préservés du continent, le Gabon entend désormais en faire un pilier de son économie. Son programme d’écotourisme, présenté le 19 juin 2026 au vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, passe de cinq à huit parcs nationaux dans le cadre du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Une montée en puissance qui ambitionne de conjuguer préservation de la biodiversité et création de richesses.

Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, en première ligne de la stratégie écotouristique adossée au PNCD. © GabonReview (capture d’écran /Gabon télévision)

 

L’ambition a gagné en ampleur. Là où le PNCD ne prévoyait initialement que cinq parcs pilotes, le gouvernement a annoncé l’extension de son programme à huit parcs nationaux. Une montée en puissance rendue possible par l’appui de partenaires philanthropiques internationaux, qui accompagnent le pays dans sa volonté de faire de l’écotourisme un levier de croissance durable, de création d’emplois et de protection des écosystèmes.

Trois parcs de plus, une ambition revue à la hausse

L’élargissement procède d’une proposition des bailleurs eux-mêmes. «Vu que le Plan national de croissance et de développement que nous avons mis en place dans notre pays prône justement la valorisation des parcs nationaux, nous en avons retenu cinq comme parcs pilotes, mais nos philanthropes nous ont proposé d’en ajouter trois», a expliqué la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Marcelle Ibinga épouse Itsitsa.

Avec cette extension, plusieurs joyaux naturels rejoignent le dispositif : les parcs nationaux de Minkébé, des Monts de Cristal et des Plateaux Batéké, ainsi que la réserve de Wonga-Wongué. Autant d’espaces d’exception qui confortent l’ambition du Gabon de se hisser au rang de destination écotouristique de référence en Afrique centrale.

Un partenariat au service de la conservation et du développement

Porté avec le concours de la Fondation Rob Walton et du groupe ICCF, le projet scelle une alliance entre l’État gabonais et des acteurs privés engagés pour la biodiversité. Il s’agit de bâtir une offre écotouristique compétitive tout en irriguant les territoires riverains de retombées concrètes, emplois et activités locales en tête. «Dans le cadre du Plan national de croissance et de développement, nous entendons mieux tirer profit de nos potentialités. Il faut que tous nos essais soient transformés en réussites, dans une démarche intégrée», a souligné le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.

Du côté des partenaires, l’engagement est tout aussi net. «Nous allons aider le Gabon à valoriser ses parcs nationaux», a déclaré un représentant du groupe ICCF, vantant le potentiel des écosystèmes gabonais. Une convergence d’intérêts que le vice-président résume d’une formule : «Nous voulons être un pays qui, non seulement respecte ses engagements, mais entend aussi tirer profit de ses ressources pour répondre aux préoccupations de ses populations.» Par cette extension, le Gabon confirme sa volonté de faire de ses parcs nationaux un moteur de croissance inclusive, à la croisée de l’ambition économique et de l’exigence écologique.

Thécia Nyomba

 
GR
 

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