Auditionnée dimanche 25 octobre 2026 par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a défendu une enveloppe de 5,38 milliards de FCFA pour 2027, hors dépenses de personnel. Digitalisation, régularisation des carrières et réforme des statuts figurent parmi les priorités d’un département qui entend renforcer ses capacités opérationnelles.

La ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong (à gauche), face aux députés, le 25 octobre 2026. © Presse Assemblée nationale

 

La modernisation de l’administration gabonaise a un prix. Pour poursuivre les réformes engagées, le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités sollicite 5,38 milliards de FCFA en 2027, contre 5,83 milliards inscrits dans la loi de finances rectificative de 2026. Cette enveloppe, hors dépenses de personnel, doit notamment financer les investissements, renforcer les systèmes d’information et améliorer le fonctionnement des services.

Devant les députés de la Commission des Finances, Laurence Ndong a défendu un budget destiné à traduire en résultats les chantiers de réforme administrative. L’objectif affiché : « une administration plus réactive, mieux organisée et capable d’assurer un traitement régulier et équitable des carrières ».

75 845 situations administratives régularisées

Le ministère met en avant les résultats obtenus en 2026 pour justifier la poursuite de ses efforts. Au total, 75 845 situations administratives ont été régularisées, tandis que 42 974 actes ont été codifiés et 34 577 ventilés. À cela s’ajoutent 13 concours professionnels organisés au bénéfice de plus de 2 000 agents publics.

La formation constitue un autre besoin important. Une dotation exceptionnelle de 1,5 milliard de FCFA, inscrite dans la loi de finances rectificative 2026, a été obtenue pour contribuer aux frais de scolarité des agents en formation.

Sur le plan institutionnel, le département poursuit l’élaboration des nouveaux statuts généraux de la Fonction publique et des fonctionnaires. Il prévoit également de renforcer la gestion des carrières par la numérisation des procédures.

150 postes de traitement et 3 000 dossiers par mois

Pour 2027, les ambitions sont chiffrées : digitaliser cinq procédures, rendre opérationnels 150 postes de traitement et atteindre une capacité de 3 000 dossiers traités par mois. Le déploiement du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), dont les termes de référence et le cahier des charges ont été élaborés, doit contribuer à fiabiliser les données et à fluidifier les échanges entre services centraux et provinciaux.

Reste la question de l’exécution budgétaire. À fin octobre 2026, sur les 5,83 milliards de FCFA disponibles hors personnel et réserve obligatoire, les dépenses exécutées en base caisse atteignaient 1,87 milliard, soit 32 % des crédits. Les montants ordonnancés s’élevaient à 2,95 milliards, correspondant à un taux de 51 %.

Pour Laurence Ndong, l’enjeu est désormais de convertir les moyens sollicités en résultats mesurables. La réussite du budget 2027 se jouera autant dans la mobilisation des ressources que dans la capacité du ministère à accélérer le traitement des dossiers et à concrétiser sa transformation numérique.

 
GR
 

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