Gabon : une opération pour sécuriser les droits de propriété de plus de 30 000 personnes
Le ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, dirigé par Mays Mouissi, a officiellement lancé, ce jeudi 18 juin, une vaste opération de régularisation foncière dans la commune d’Owendo. Volonté du président de la République, «déterminé à apporter des réponses concrètes aux situations d’occupation ancienne», cette initiative cible exclusivement le foncier non stratégique relevant de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag). Elle concerne près de 6 000 parcelles réparties sur plus de 300 hectares, avec un impact direct et indirect estimé à plus de 30 000 personnes.

Le ministre du Logement, Mays Mouissi, posant avec l’une des bénéficiaires de l’opération de régularisation foncière. © D.R.
À Owendo ce jeudi 18 juin, le ministre du Logement, Mays Mouissi, a lancé une vaste opération de régularisation foncière, décidée par le président Oligui Nguema. Elle concerne des terrains non stratégiques de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), couvrant environ 6 000 parcelles sur plus de 300 hectares dans sept zones de cette commune, et devrait toucher plus de 30 000 personnes. L’enjeu majeur est de sortir des milliers de familles gabonaises de l’insécurité foncière.
Sécuriser les occupants tout en préservant les besoins d’aménagement urbain

Quelques clichés du lancement de l’opération de régularisation foncière. © D.R.
Installées depuis plusieurs années dans des zones telles que la cité Eurotrag, l’ancien aéroport, l’entrée de la Sobrag, Awoungou, le Carrefour SNI, Petit Village et Virier, ces populations vivent, jusqu’ici, sans titre de propriété formel. L’ambition de la régularisation pour par le département ministériel que dirige Mays Mouissi est de leur permettre d’obtenir un titre foncier et disposer d’un droit de propriété sécurisé. Au-delà de la régularisation administrative, il s’agit de poser les bases d’une reconnaissance juridique durable des occupations existantes.
L’opération repose toutefois sur un cadre bien défini. Elle est réservée, indiquent des sources du ministère du Logement, aux particuliers gabonais et exclut explicitement les entreprises, afin de privilégier les situations sociales plutôt que les intérêts économiques ou spéculatifs. De même, seules les parcelles déjà bâties sont concernées. Les terrains nus, les réserves administratives, les zones d’assainissement, les voiries ou encore les espaces stratégiques pour l’Oprag sont exclus du dispositif. Il est donc question de concilier deux impératifs, à savoir sécuriser les occupants tout en préservant les besoins d’aménagement urbain et les infrastructures essentielles.
Améliorer l’organisation urbaine et de faire de l’accès sécurisé à la propriété «un levier concret de justice sociale»
La mise en œuvre opérationnelle, confiée à la Société nationale immobilière (SNI) en coordination avec l’Oprag et les services techniques, s’étendra sur une période estimée à six mois. Elle comprendra notamment des levés topographiques, des recensements, des enquêtes foncières et des opérations de restructuration. Les autorités, dont le ministre Mays Mouissi et plusieurs responsables d’entreprises et d’institutions présents lors du lancement, ont insisté sur la nécessité d’une collaboration active des populations concernées.
À terme, cette opération doit permettre de réduire les conflits fonciers, d’améliorer l’organisation urbaine et de faire de l’accès sécurisé à la propriété «un levier concret de justice sociale, de stabilité et d’amélioration du cadre de vie».















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