Remis en liberté ce jeudi 27 août après son passage au parquet de Tchibanga, Lionel Giovani Boulingui n’en a pas fini avec la justice. Ensemble pour le Gabon (EPG) annonce que la procédure devrait se poursuivre en audience. Joint au téléphone par GabonReview, son porte-parole révèle désormais ce qui lui est reproché : avoir diffusé la vidéo d’un employé de Marmion Minerals mettant en cause les traitements au sein de l’entreprise.

Lionel Giovani Boulingui libre, mais avec une affaire judiciaire encore entre les mains. © D.R.

 

Lionel Giovani Boulingui est libre, mais pas tiré d’affaire. Dans un communiqué publié ce jeudi 27 août, Ensemble pour le Gabon (EPG) annonce que son porte-parole, placé en garde à vue la veille après sa convocation à la Direction générale des recherches (DGR) de Tchibanga, a été présenté au parquet. «À l’issue de cette audition, M. Giovani Boulingui a été remis en liberté, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire, qui devrait être appelée à être examinée en audience», indique EPG.

Le parti dit prendre acte de cette remise en liberté et rester attentif «aux suites judiciaires de cette affaire, ainsi qu’aux conditions dans lesquelles celle-ci sera examinée». Il réaffirme également son attachement au respect des droits et libertés et à la présomption d’innocence.

Publié dans la foulée de sa remise en liberté, le communiqué d’EPG s’en tient essentiellement à l’issue de son passage au parquet et aux prochaines étapes judiciaires. Joint au téléphone par GabonReview, Lionel Giovani Boulingui apporte, lui, un éclairage nouveau sur l’origine de l’affaire.

Une vidéo de Marmion Minerals à l’origine de l’affaire

Selon le concerné, la procédure trouve son origine dans la diffusion d’une vidéo donnant la parole à un employé de Marmion Minerals. Celui-ci y dénonçait ce qu’il présentait comme des traitements au sein de l’entreprise. «Il m’a été reproché d’avoir diffusé en interview la vidéo d’un des employés de la société Marmion Minerals qui dénonçait dans cette vidéo des traitements à l’intérieur de leur entreprise», explique-t-il.

Selon son récit, le fait d’avoir relayé cette vidéo lui vaudrait d’être associé aux propos tenus par l’employé, les informations diffusées étant considérées comme fausses par ceux qui les contestent. «Pour avoir diffusé, ils ont déduit que j’avais diffamé au même titre que celui qui parlait dans la vidéo, parce que j’ai diffusé des fausses informations, selon eux», rapporte Lionel Giovani Boulingui.

Le Code de la communication invoqué

Lionel Giovani Boulingui affirme également qu’un article du Code de la communication lui aurait été opposé au cours de la procédure. «Ils ont évoqué un des articles du Code de la communication en me disant que je ne suis pas un journaliste. Je n’ai jamais prétendu en être un, mais en plus, je ne suis pas un média», explique-t-il.

À ce stade, GabonReview ne connaît ni la référence précise de l’article invoqué, ni la qualification juridique finalement retenue contre Lionel Giovani Boulingui. La version de Marmion Minerals et celle des autorités judiciaires sur le fond du dossier ne sont pas davantage connues. Les accusations rapportées par Lionel Giovani Boulingui doivent donc, en l’état, être attribuées à son récit de la procédure.

Sa situation immédiate est en revanche plus claire. La garde à vue est terminée et Lionel Giovani Boulingui a retrouvé la liberté. Mais EPG indique explicitement que la procédure judiciaire se poursuit et que le dossier devrait être examiné en audience.

Libre, donc, mais pas tiré d’affaire. Restent désormais à connaître la qualification exacte des faits retenus contre lui et la date à laquelle son dossier sera appelé à l’audience.

 
GR
 

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