Interpellé le 3 septembre à l’aéroport de Kigali après des voies de fait sur un superviseur d’une compagnie aérienne rwandaise, le député Augustin Lobelle Yembi a été soustrait à la justice de ce pays pour être remis à la disposition des autorités gabonaises.

Augustin Lobelle Yembi, député gabonais, au cœur d’une affaire judiciaire née d’une altercation survenue à l’aéroport de Kigali. © GabonReview (montage)

 

Le sort d’Augustin Lobelle Yembi, député depuis 2025 sous l’étiquette indépendant, aura occupé le bureau de l’Assemblée nationale, réuni au palais Léon Mba sous la présidence de l’honorable Michel Régis Onanga Ndiaye. Son cas a même fait l’objet, le 7 septembre à la télévision, d’une communication de la ministre des Affaires étrangères, Marie-Édith Tassyla-Ye-Doumbeneny.

Une garde à vue de plusieurs jours

En transit à Kigali, Augustin Lobelle Yembi s’est fait arrêter le 3 septembre 2026 pour des faits de violence sur le superviseur de la compagnie aérienne Rwandaise à l’aéroport de Kigali.

Placé en garde à vue après son interpellation, le député Augustin Lobelle Yembi était depuis en attente de jugement devant la justice rwandaise. Selon les informations transmises au bureau de l’Assemblée nationale, les bonnes relations entretenues entre le président rwandais Paul Kagame et son homologue gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, ont permis de dégager une issue diplomatique.

Un retour organisé au nom de « l’excellence des relations »

Dans sa communication, la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora a précisé que les autorités rwandaises avaient, le 6 septembre, autorisé le député à quitter le territoire rwandais, «eu égard à l’excellence des relations de fraternité entre la République gabonaise et la République du Rwanda et à la profondeur des liens d’amitié» entre les deux chefs d’État. Et d’ajouter que le parlementaire, désormais soustrait à la justice rwandaise, «sera remis à la disposition de la justice gabonaise dès son arrivée à Libreville».

Le dossier change donc de territoire, mais pas nécessairement de nature. Réuni quelques jours après l’ouverture de la session budgétaire, le bureau de l’Assemblée nationale suivait de près les suites judiciaires susceptibles d’être données à l’affaire une fois le parlementaire rentré au Gabon.

 
GR
 

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