Le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, président du Comité national économique et financier (CNEF), Thierry Minko a présidé, le 26 octobre, à Libreville, la présentation du mécanisme de médiation financière du Gabon. Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, ainsi que les responsables de la Cobac, de la Cosumaf et de la direction nationale de la BEAC ont pris part à cet événement qui place le pays en pionnier dans l’espace Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Institué par le décret n° 0121 du 21 mars 2024, ce dispositif vise à résoudre à l’amiable les différends entre les institutions financières et leurs clients.

Le médiateur financier auprès du CNEF, Axcèle Saturnin Kissangou-Mouele, lors de la présentation du mécanisme. © GabonReview

 

Le Gabon a officiellement lancé, le 26 octobre 2026 à Libreville, son mécanisme de médiation financière. Une première dans l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), présidée par le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, également président du Comité national économique et financier (CNEF).

La cérémonie ayant réuni le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, ainsi que des représentants de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf) et de la direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale. «Si nous sommes réunis ce matin, c’est pour un acte fondateur, car la confiance entre les institutions financières et les usagers est le socle même de la stabilité financière», a déclaré Thierry Minko, avant de proclamer le lancement du dispositif.

La médiation n’est pas une contrainte, c’est un outil de pacification

Instantanés du lancement du lancement de la médiation financière au Gabon, le 26 octobre 2026, à Libreville. © GabonReview

Présenté par le médiateur financier, Axcèle Saturnin Kissangou-Mouele, le mécanisme repose sur trois branches : les établissements de crédit, de microfinance et de paiement ; les compagnies d’assurance ; et les intermédiaires des marchés financiers. Gratuit, confidentiel, impartial et accessible, il offre une alternative aux procédures judiciaires, souvent longues et coûteuses. «Le médiateur n’est ni juge, ni arbitre, ni avocat défenseur d’une partie», a-t-il indiqué et entend privilégier l’écoute, le dialogue et la recherche de solutions équitables.

Pour Thierry Minko, «La médiation n’est pas une contrainte. C’est un outil de pacification de vos relations clientes et d’amélioration continue de vos pratiques». Et Yvon Sana Bangui a, pour sa part, souligné l’enjeu régional de cette initiative. Il fait dire que «la stabilité doit se construire dossier par dossier et également doit prendre en compte les litiges». La réussite du dispositif dépendra notamment de l’adhésion des établissements, de l’information des consommateurs et de l’évaluation régulière des résultats.

Restaurer la confiance et améliorer les relations entre professionnels de la finance et usagers

Financier de formation, Axcèle Kissangou-Mouele possède plus de vingt ans d’expérience dans le secteur privé et public. Il a effectué l’essentiel de sa carrière au sein du groupe BGFIBank, jusqu’à la direction générale de plusieurs filiales au Gabon, en Guinée équatoriale et en République démocratique du Congo. De 2013 à 2022, il a dirigé la Société de patrimoine des infrastructures numériques (SPIN) et sa filiale ACE Gabon. Nommé médiateur financier par arrêté du 27 mars 2026 pour un mandat de trois ans, il porte désormais une mission centrale qui est celle de restaurer la confiance et d’améliorer les relations entre professionnels de la finance et usagers.

 
GR
 

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