100, 500, 1 500 personnes : c’est le nombre d’habitants qu’espèrent accueillir, à terme, les trois chantiers immobiliers menés de front par la SNI à Owendo, Nkok et Essassa. À la faveur d’une descente de terrain effectuée le samedi 5 septembre 2026, le directeur général de la Société nationale immobilière, Jean-Pierre Ondounda, a inspecté l’état d’avancement de ces trois projets. Entre aménagement de parcelles, construction de logements et intégration des populations, l’ambition affichée est de transformer ces espaces en véritables zones de vie.

Le directeur général de la SNI (à gauche) et ses équipes sur le site de Cité Rose, le 5 septembre 2026 à Owendo. © GabonReview

 

Du terrassement à la construction, les projets immobiliers portés par la SNI entrent dans une phase d’accélération. Sur le site d’Owendo, qui s’étend sur environ 100 hectares, près de 100 parcelles doivent être aménagées, avec une capacité d’intégration estimée à 1 500 personnes et la construction d’une centaine de logements. «Les terrains sont bien avancés. On est pour à peu près 3 mois de terrassement. Et les travaux de construction vont commencer à peu près pour 6 mois, à 1 an», a expliqué le patron de la SNI.

Essassa, le plus vaste des trois chantiers

Quelques étapes de la visite de terrain. © GabonReview

À Nkok, le programme prévoit également la construction d’environ 100 logements et l’aménagement de 300 parcelles, pour l’intégration d’environ 500 personnes. Mais c’est surtout à Essassa, derrière Berthe-et-Jean, que l’opération prend une autre dimension. Sur les quelque 2 000 hectares disponibles, environ 800 hectares sont destinés à la construction de cités.

La SNI prévoit notamment l’aménagement de près de 2 500 parcelles et l’intégration d’environ 1 500 personnes. «Les travaux de construction vont commencer à peu près dès la semaine prochaine, parce qu’on va commencer à aménager les parcelles pour la construction des 1 600 logements», a annoncé Jean-Pierre Ondounda.

Des quartiers pensés au-delà du seul logement

Au-delà des logements, la SNI entend faire de ces nouveaux espaces de véritables quartiers structurés. À Essassa, les équipes ont prévu des voies d’accès, mais également des espaces destinés à l’éducation, à la santé et aux activités sportives. «Pour ne pas que ça soit juste un dortoir, mais plutôt un espace de vie», souligne Rivers Ngoundji, chef de projet sur le site. Environ deux hectares ont ainsi été réservés à un plateau sportif, tandis que des emprises sont prévues pour accueillir un complexe scolaire et, éventuellement, un centre de santé. Le projet doit également bénéficier de la future 2×2 voies reliant la Nationale à Bikélé.

Même logique sur le projet Cité Rose, où la priorité est donnée au désenclavement et à la viabilisation. Selon Joé Koumba Ibinga, chef de projet, l’opération a été divisée en quatre phases, avec notamment la création de voies reliant la zone à plusieurs quartiers, dont la Pédiatrie, Igoumié et Mindoubé. «L’objectif, c’est de créer une zone habitable en récupérant tout le foyer de la latérite ici et en faisant un remblai général sur cette zone et de créer des voies d’accès dans cette zone pour désengorger la Cité», explique-t-il. La SNI prévoit ensuite de mettre à disposition des parcelles viabilisées, avec accès aux réseaux d’eau et d’électricité.

Une procédure d’accès unique

Sur le volet commercial, Jean-Pierre Ondounda assure vouloir simplifier l’accès aux parcelles. «Il n’y a qu’une vraie procédure. Il n’y en a qu’une seule», insiste-t-il. Les demandeurs peuvent déposer leur dossier au siège de la SNI ou dans les antennes, notamment à Essassa, Akanda et Owendo. Après analyse et attribution, le paiement peut être échelonné selon le site et les capacités du bénéficiaire. À Essassa, le prix annoncé est de 5 500 francs CFA le mètre carré, soit 2,75 millions de francs CFA pour une parcelle de 500 m², avec une possibilité d’échelonnement.

«Tout le monde fait partie du programme», affirme le directeur général, qui se dit par ailleurs satisfait de l’avancement des travaux après quatre mois de chantier. « Les équipes travaillent le samedi, le dimanche, même les jours de fêtes. Comme vous avez pu le constater, les travaux avancent bien. Bon, on va faire mieux, on va continuer. »

 
GR
 

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