‎‎Une fouille menée récemment à la prison centrale de Libreville aurait permis de saisir des couteaux, des machettes et des substances illicites, dont du « Kobolo ». Une découverte qui, si elle est confirmée, relance le débat sur la sécurité au sein de l’établissement pénitentiaire le plus important du pays, surnommé « Sans-Famille ».

‎‎Quelques détenus pendant la fouille. © D.R.

 

‎‎Une opération de fouille menée à la prison centrale de Libreville, surnommée « Sans-Famille« , le week-end écoulé, aurait permis la découverte d’objets et de substances interdits. Selon des sources concordantes, des couteaux, des machettes, des drogues ainsi que des comprimés communément appelés « Kobolo » figureraient parmi les produits saisis. 

‎‎Si ces éléments sont confirmés, leur présence au sein du principal établissement carcéral de la capitale soulèverait de sérieuses questions sur les dispositifs de sécurité et de contrôle.

‎Comment ces objets ont-ils pu franchir les murs de la prison ?

‎‎C’est la question qui est au centre de toutes les interrogations. L’origine exacte des produits saisis, leurs voies d’introduction et les circonstances précises de leur découverte restent à éclaircir. À ce stade, aucune conclusion ne peut être tirée sur l’existence d’éventuelles complicités ou de réseaux d’introduction sans éléments d’enquête établis.

‎‎Au-delà de la saisie elle-même, c’est la capacité de ces objets à contourner les dispositifs de surveillance qui inquiète. Leur circulation en milieu carcéral représente un risque majeur, tant pour la sécurité des détenus que pour celle du personnel pénitentiaire.

‎‎Cette fouille intervient alors que le nouveau directeur général de l’Administration pénitentiaire a annoncé vouloir renforcer la sécurité et la discipline dans les établissements carcéraux du pays. Les suites données à cette opération devraient permettre d’évaluer l’efficacité des contrôles en place et de déterminer les mesures correctives à mettre en œuvre pour empêcher l’introduction de produits prohibés.

‎La question ne se limite donc pas aux seuls objets découverts. Elle porte désormais sur la capacité de l’administration à établir leur provenance, à identifier d’éventuelles responsabilités et à garantir que de telles situations ne se reproduisent plus à la prison centrale. 

‎‎Thécia Nyomba 

 
GR
 

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