Le 25 juin, l’Union du peuple gabonais (UPG) a ouvert un nouveau chapitre de son histoire. Réunie en congrès extraordinaire, la formation politique a élu Marie Joselle Itsana à sa présidence. Première femme à diriger le parti fondé par Pierre Mamboundou, elle succède à Mathieu Mboumba Nziengui avec l’ambition de rassembler les militants et de relancer l’UPG sur la scène politique nationale.

La nouvelle présidente de l’UPG, Marie Joselle Itsana s’exprimant, le 25 juin 2026. © D.R.

 

L’Union du peuple gabonais (UPG) a désormais une nouvelle présidente. Réuni en congrès extraordinaire le 25 juin, le parti créé par Pierre Mamboundou a désigné Marie Joselle Itsana pour succéder à Mathieu Mboumba Nziengui, disparu il y a près d’un an. Cette élection met également un terme à l’intérim assuré par le secrétaire général, Aleck Nziengui, qui a piloté, avec son équipe, l’organisation de ces assises destinées à renouveler la direction du parti et à l’adapter aux exigences de la nouvelle loi sur les partis politiques. Deux candidats étaient en compétition.

Avec 23 suffrages contre 20 pour Roger Mouloungui, Marie Joselle Itsana devient la première femme à accéder à la tête de l’UPG. «Mon élection n’est pas la victoire d’une femme sur des hommes. C’est la victoire du mérite, du travail, de l’engagement et de la confiance collective», a-t-elle déclaré, voyant dans ce résultat un succès collectif pour son parti. Battu de trois voix, Roger Mouloungui a salué son élection, estimant qu’elle pourrait contribuer à déconstruire l’idée selon laquelle «l’UPG est un parti de Punu». Originaire de la communauté Nzébi, la nouvelle présidente incarne ainsi une diversification du leadership du parti.

Appel à l’unité

Exprimant sa gratitude, Marie Joselle Itsana a tout aussi insisté sur la richesse des échanges qui ont animé le congrès. «Notre congrès a exprimé des sensibilités différentes, des opinions parfois divergentes, des visions parfois contrastées. C’est la preuve que notre parti est vivant», a-t-elle affirmé, avant d’inviter les militants à dépasser les clivages internes. «Le temps des clans doit s’achever. Le temps de la bipolarité doit prendre fin», a-t-elle lancé, jugeant que les Gabonais attendent désormais de l’UPG «une alternative crédible».

La nouvelle dirigeante entend relancer la formation politique en consolidant son implantation sur l’ensemble du territoire, en préparant une nouvelle génération de cadres et en restaurant la cohésion interne. «Nous avons le devoir de redevenir une force politique capable d’éclairer le débat national, de défendre les intérêts du peuple et de porter un projet ambitieux pour le Gabon», a-t-elle soutenu avant de fixer le cap : «je veux une UPG disciplinée, mais ouverte, une UPG fidèle à ses valeurs, mais capable d’innover, une UPG enracinée dans son histoire, mais résolument tournée vers demain».

Pour Marie Joselle Itsana, le combat de l’UPG demeure celui d’un Gabon fort, respecté, prospère et maître de son destin. «Une nouvelle étape commence aujourd’hui. Nous n’avons pas le droit de décevoir. Nous devons nous montrer dignes de l’héritage que nous avons reçu et responsables de celui que nous transmettrons», a-t-elle déclaré. «Ensemble, tournons la page des divisions», a-t-elle insisté, appelant à reconstruire l’UPG et lui redonner toute sa place dans le paysage politique national.

 
GR
 

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