L’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) ouvre, pour la première fois depuis sa création en 2011, un bureau hors de la capitale. Inaugurée à Franceville, dans le Haut-Ogooué, cette implantation marque le coup d’envoi d’un déploiement territorial destiné à mettre l’expertise numérique de l’État au plus près des administrations, des entreprises et des populations de l’intérieur du pays.

Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF (à l’extrême gauche), entouré des autorités départementales et communales lors de l’inauguration du bureau de Franceville. © Aninf

 

Numérique : l’État rapproche son expertise des territoires

« Rapprocher l’expertise numérique de l’État des administrations, des collectivités territoriales, des entreprises et des citoyens. » Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, Directeur Général de l’ANINF

Quinze ans durant, l’agence aura concentré son action sur Libreville. En posant ses valises à Franceville, elle rompt avec cette géographie centralisée et amorce un maillage du territoire qui faisait jusqu’ici défaut. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence du Préfet du Département de la M’Passa, assurant l’intérim du Gouverneur de la province du Haut-Ogooué, entouré du Président du Conseil départemental de la M’Passa, du Maire de la Commune de Franceville et des représentants des administrations locales.

Une présence de proximité au service des collectivités

Inauguration du bureau provincial de l’ANINF à Franceville : la photo de famille des autorités et de la délégation de l’agence, le bâtiment abritant la nouvelle antenne et la plaque officielle marquant l’implantation dans le Haut-Ogooué. © Aninf

Le bureau de Franceville n’a pas vocation à dupliquer les services centraux. Sa raison d’être tient en un mot : la proximité. Il s’agira d’apporter un accompagnement technique de premier rang aux administrations locales et de les épauler dans l’exploitation des infrastructures numériques de l’État, là où l’éloignement de la capitale prive trop souvent les collectivités de l’intérieur d’un interlocuteur compétent.

L’antenne provinciale jouera aussi le rôle de courroie de transmission. À elle de faire remonter les besoins du terrain et de fluidifier la coordination entre les services centraux de l’agence et les acteurs locaux. L’expertise ne descendrait donc plus seulement de Libreville vers les provinces : elle se nourrirait en retour des réalités du Haut-Ogooué, pour ajuster au plus juste l’offre de services publics numériques.

Le pari d’une transformation numérique inclusive

Derrière l’inauguration d’un bureau se dessine une certaine idée de la souveraineté numérique. En déportant ses compétences vers les provinces, l’ANINF mise sur l’inclusion territoriale et refuse que la modernisation de l’administration demeure l’apanage des seuls centres urbains les mieux pourvus.

Cette orientation prolonge la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui érige le numérique en levier de modernisation de l’administration, de développement territorial et d’amélioration du service public. Le bureau de Franceville en offre la première traduction concrète à l’échelle d’une province, et sans doute pas la dernière.

 
GR
 

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