Le président de la République sera élevé, le 23 juin 2026, à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques (OIPA) du CAMES, distinction suprême de cet ordre honorifique. Pour la circonstance, l’Université Omar Bongo suspendra ses activités.

Brice Clotaire Oligui Nguema rejoint le cercle restreint des quelque quinze chefs d’État africains distingués par l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES, dont il reçoit la plus haute dignité, la Grand-Croix. © union.sonapresse

 

C’est par une note du rectorat, datée du 18 juin et signée du secrétaire général Steeve Robert Renombo, que la communauté de l’Université Omar Bongo (UOB) a pris connaissance de la nouvelle. Brice Clotaire Oligui Nguema recevra cette haute distinction au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie, à Libreville.

La cérémonie se tient quelques jours après la 43ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres du CAMES, organisée dans la capitale gabonaise du 15 au 19 juin. L’agenda particulièrement chargé du chef de l’État explique certainement pourquoi l’événement ait été fixé au 23 juin, en marge des travaux de l’institution panafricaine.

La plus haute dignité de l’ordre

La Grand-Croix constitue le sommet protocolaire de l’OIPA/CAMES. Elle est au-dessus des grades de Chevalier, Officier et Commandeur, ainsi que de la dignité de Grand Officier. Elle récompense les personnalités ayant contribué de manière exceptionnelle au développement de l’enseignement supérieur, de la recherche et, plus largement, de l’espace académique africain. Son attribution à un chef d’État s’inscrit dans une tradition bien établie de l’institution.

Le chef de l’État gabonais rejoint ainsi un cercle de dirigeants africains distingués par l’OIPA/CAMES. Avant lui, le Congolais Denis Sassou-Nguesso a été élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre international des Palmes académiques en novembre 2013 à Brazzaville, suivi du Nigérien Issoufou Mahamadou en janvier 2018, du Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré en juin 2018, puis du Centrafricain Faustin Archange Touadéra en juillet 2019. Plus récemment, le président guinéen Mamadi Doumbouya a été admis à cette même dignité au titre du contingent 2025, lors de la session de Libreville qui vient de s’achever.

Le CAMES met en avant l’engagement d’Oligui Nguema en faveur du secteur. Sont notamment cités le programme de réhabilitation des universités, doté de 13 milliards de FCFA, l’initiative «Un étudiant, un ordinateur», la création de nouvelles filières (médecine à l’USTM, école de médecine vétérinaire), la «nobilisation»  de 200 postes budgétaires pour les enseignants-chercheurs, le paiement de la moitié de la dette pédagogique des établissements supérieurs, le passeport  de service du ministère des Affaires étrangères pour les enseignants au-dessus du grade de Maître assistant, le don de 500 toges, ou encore la prorogation de cinq ans de l’âge de départ à la retraite des enseignants de catégorie A.

Une UOB mobilisée

Afin de permettre à la communauté universitaire de «se mobiliser massivement», la note du rectorat annonce la suspension des activités administratives et pédagogiques. L’établissement tournera donc au ralenti le temps de la cérémonie.

La mesure témoigne de la portée symbolique attachée à cette distinction, que les autorités entendent entourer d’une forte visibilité. Elle interroge néanmoins sur l’articulation entre célébration institutionnelle et continuité du service public de l’enseignement supérieur.

 
GR
 

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